Le gouvernement polonais garde la confiance du parlement

Le Parlement polonais a repoussé vendredi à une large majorité une motion de défiance déposée par l'opposition conservatrice contre le gouvernement libéral de Donald Tusk. Ce vote est intervenu à la suite de l'affaire des écoutes illégales.

Au total, 236 députés se sont prononcés contre cette motion soutenue par 155 autres parlementaires. Soixante députés se sont abstenus. Cette motion de défiance avait été déposée par le principal parti d'opposition, Droit et Justice (PiS) de Jaroslaw Kaczynski.

"Ce gouvernement est totalement compromis et ridiculisé" par l'affaire des écoutes, avait souligné mercredi M. Kaczynski, en proposant de porter à la tête de l'exécutif un professeur de sociologie de 60 ans, Piotr Glinski.

Autre vote attendu

Le gouvernement de coalition entre les libéraux de Donald Tusk et le parti paysan PSL, sous pression dans l'affaire d'écoutes illégales, avait pris les devants en demandant avec succès le 25 juin dernier que le Parlement lui renouvelle sa confiance. Au total, il avait alors obtenu le soutien de 237 députés contre 203.

Plus tard, le Parlement devait encore se prononcer sur une motion de défiance contre le ministre de l'Intérieur, Bartlomiej Sienkiewicz. Toutes les motions de défiance présentées contre des ministres du cabinet Tusk, en place depuis novembre 2011, ont échoué jusqu'ici.

Elections prévues

Les prochaines élections législatives sont prévues en Pologne à l'automne 2015. L'affaire des écoutes a éclaté voici trois semaines avec la publication par un magazine d'extraits de conversations privées entre de hautes personnalités de la vie politique et économique polonaise, notamment le ministre de l'Intérieur, le chef de la diplomatie Radoslaw Sikorski et l'ex-ministre des Finances Jacek Rostowski.

Leurs déclarations, enregistrées à leur insu dans des restaurants, ont révélé toute une série d'opinions surprenantes, mettant en doute notamment l'alliance polono-américaine, ainsi que des commentaires très crus sur la politique du Premier ministre britannique, David Cameron.

/ATS


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