Le leader des jihadistes serait réapparu après des jours de silence

Le leader de l'Etat islamique (EI) Abou Bakr al-Baghdadi est réapparu jeudi en affirmant dans une déclaration non authentifiée que le "califat" était en train de s'étendre à l'Arabie saoudite, au Yémen, à l'Egypte, à la Libye et à l'Algérie. Le sort du "calife" était incertain depuis plusieurs jours.

Ces propos ont été tenus dans une déclaration attribuée au leader de l'Etat islamique. L'authenticité de cette déclaration n'a pas pu être vérifiée. Des informations relayées par la télévision irakienne affirmaient que le dirigeant islamiste avait été blessé lors d'une frappe aérienne de la coalition en Irak la semaine passée.

Affirmant dans cette allocution que la campagne des alliés contre l'EI était un échec, al-Baghdadi demande à ses fidèles de se mobiliser contre la communauté houthie au Yémen et contre les dirigeants saoudiens comparés à la "tête du serpent". Par ailleurs, EI a annoncé qu'il allait frapper sa propre monnaie, des pièces en or, argent et cuivre, qui seront utilisées sous le territoire qu'il contrôle en Syrie et en Irak.

Deux condamnations

Les activités des jihadistes européens au Moyen-Orient ont donné du travail aux juges français et britannique. Le premier jihadiste français rentré de Syrie à passer en jugement, un homme de 28 ans, a été condamné jeudi à Paris à sept ans de prison ferme.

En Grande-Bretagne, une mère de famille de 28 ans est devenue la première personne condamnée par la justice britannique pour financement d'activités "terroristes" en Syrie. Elle a été condamnée à 28 mois d'emprisonnement pour avoir tenté d'envoyer 20'000 euros (24'000 francs) à son mari jihadiste.

Les efforts continuent

Et les efforts humanitaires en faveur de la population syrienne continuent. En visite à Damas, le président du Comité international de la Croix Rouge (CICR) Peter Maurer a affirmé être prêt à aider le régime et l'opposition en Syrie à aboutir à "une réconciliation nationale".

Peter Maurer a discuté avec les responsables de ce pays de "la possibilité pour le CICR de jouer un rôle humanitaire en aidant au processus de réconciliation nationale", a affirmé son porte-parole.

/ATS


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