Le maire de Toronto affronte de nouvelles révélations

Le conseil municipal de Toronto a demandé mercredi au maire de la ville, Rob Ford, de se mettre en retrait de la vie politique pour gérer "ses problèmes personnels" liés à l'alcool ou la consommation de drogues. Le maire a toutefois annoncé qu'il resterait à son poste.

L'édile de 44 ans a reconnu la semaine dernière avoir fumé du crack et abusé de l'alcool. Il a dû faire face mercredi soir à de nouvelles accusations où se mêlent prostituées, drogues et alcool.

La justice a levé un peu plus le voile sur les frasques du maire de la quatrième ville métropole d'Amérique du Nord. Elle a remis à un avocat mandaté par les médias des documents compromettants issus de l'enquête de police.

D'anciens conseillers du maire y racontent aux enquêteurs notamment la fameuse soirée de la Saint-Patrick l'an dernier à laquelle le maire avait déjà reconnu y avoir bu plus que de raison.

Ivre au volant

Cette fois, il est question d'alcool mais aussi de la présence de femmes qui seraient des prostituées, de joints de cannabis et d'un maire ivre, reprenant le volant de sa voiture après avoir ingéré un demi-litre de vodka. Il s'agit de témoignages recueillis par la police et, pour l'heure, Rob Ford n'est pas poursuivi.

Pour sa défense, le maire a régulièrement indiqué que ses souvenirs étaient dissipés dans les vapeurs éthyliques. Mercredi, avant la publication de ces nouveaux extraits d'enquête, il n'a pas écarté que de nouvelles révélations scandaleuses sur son compte puissent sortir.

Séance houleuse

Lors de la séance du conseil municipal, lorsqu'un conseiller lui a demandé s'il avait tout avoué, Rob Ford lui a rétorqué: "Je n'en sais rien, il se pourrait qu'il reste d'autres cadavres dans le placard".

Tout au long de cette séance, la première depuis les aveux du maire, Rob Ford a été bousculé par ses pairs. La séance a été houleuse et Rob Ford, assisté de son frère Doug, lui-même conseiller, n'a pas flanché. Pendant ce temps, des centaines d'opposants, devant la mairie, ont réclamé son départ.

Au terme de plusieurs heures d'interrogatoire, une motion, non contraignante, demandant sa mise en disponibilité, a été adoptée par plus de deux conseillers sur trois. Sans sourciller, Rob Ford a dit qu'il restait en poste.

/ATS


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