Législatives tchèques: succès social-démocrate et percée populiste

Les sociaux-démocrates tchèques du CSSD ont remporté les élections législatives anticipées organisées vendredi et samedi, selon des résultats quasi définitifs. Mais des négociations difficiles les attendent sur la constitution d'un gouvernement après les bons scores des partis protestataires.

Le CSSD obtenait 20,8 % des voix après le dépouillement dans quelque 95 % des bureaux de vote. Ils étaient talonnés par les populistes du mouvement ANO, en deuxième position devant les communistes du KSCM. ANO fondé en 2011 par l'influent homme d'affaires Andrej Babis recueillait 18,7 %, et le KSCM avec 15,2 %.

Quatre autres partis franchissent également le seuil d'éligibilité de 5 %: TOP 09 et ODS (droite), une autre formation populiste Usvit (L'aube de la démocratie directe) de l'homme d'affaires tchéco-japonais Tomio Okamura et les chrétiens-démocrates KDU-CSL (centre droit).

Un point d'interrogation planait sur la forme de la future coalition gouvernementale qui doit remplacer le "cabinet d'experts" de l'économiste Jiri Rusnok. Celui-ci avait été installé après la chute en juin de l'impopulaire gouvernement de centre droit de Petr Necas, ébranlé par sa politique d'austérité et une série de scandales.

Pas de coalition avec Babis

Avant le scrutin, le chef du CSSD Bohuslav Sobotka souhaitait avant le scrutin un résultat autour de 30 %, qui lui aurait permis de constituer un gouvernement minoritaire avec le soutien tacite du KSCM.

"Si la chambre basse du parlement est éclatée, nous serons confrontés à des négociations difficiles pour former un gouvernement", a déclaré M. Sobotka à la télévision.

"Les sociaux-démocrates sont prêts à participer à cette négociation difficile et nous allons essayer de former un gouvernement raisonnable et stable", a-t-il aussi ajouté, se disant disposé à discuter avec tous les partis à l'exception des deux mouvements de centre-droit représentés dans le gouvernement sortant.

De son côté, Andrej Babis, sans même attendre les résultats définitifs, s'est prononcé contre une entrée d'ANO au gouvernement. Il a jugé qu'à ce stade, les conditions d'un soutien aux sociaux-démocrates n'étaient pas réunies.

/SERVICE


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