Les 27 réunis pour trouver des solutions au chômage des jeunes

Les dirigeants européens tentaient jeudi de trouver, sans grand espoir, des solutions au chômage des jeunes qui gangrène le continent et alimente la défiance vis-à-vis des gouvernements et de l'Europe. Les premières déclarations ont laissé entrevoir des différends entre la France et l'Allemagne.

Réunis à Bruxelles, les 27 ont entamé leurs discussions peu avant 18h00. La Croatie, qui entre officiellement dans l'UE lundi prochain, participait à la réunion.

"Je souhaite que nous puissions avoir un bon sommet, un sommet pour l'emploi des jeunes, un sommet pour la maîtrise de la finance et un sommet pour la croissance et pour l'emploi, c'est ce qu'attendent les Européens", a affirmé à son arrivée le président français François Hollande.

Mais la chancelière allemande Angela Merkel a prévenu que "le plus important était d'améliorer notre compétitivité, pas de créer toujours de nouvelles enveloppes financières". "C'est ce que je vais défendre", a-t-elle déclaré, à moins de trois mois des élections allemandes pour lesquelles elle brigue un troisième mandat.

De son côté, David Cameron en a surpris plus d'un en déclarant à son arrivée au Conseil européen vouloir défendre le "rabais" sur la contribution britannique au budget de l'Union, un sujet que tout le monde pensait réglé depuis février.

26 millions de chômeurs

Plus de 26 millions de personnes sont au chômage en Europe, dont 5,6 millions de moins de 25 ans. La situation est alarmante dans certains pays comme la Grèce et l'Espagne, où plus d'un jeune sur deux sont sans emploi.

"Il s'agit d'une situation d'urgence et nous exhortons les dirigeants européens à agir concrètement pour y faire face. Il y a 5,6 millions raisons de le faire", a affirmé Bernadette Segol, de la Confédération européenne des syndicats (CES), invitée pour la première fois à un sommet européen. Mais en coulisses, l'optimisme n'était pas de mise.

Les Européens cherchaient à traduire en actes leur "Garantie pour la jeunesse", qui prévoit d'offrir une formation ou un emploi à chaque jeune dans les quatre mois après la fin de ses études ou la perte de son emploi.

/SERVICE


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