Les "Amis de la Syrie" vont renforcer l'aide à l'opposition

Les principaux pays soutenant l'opposition syrienne ont décidé samedi à Doha d'intensifier leur aide à la rébellion pour renverser l'équilibre sur le terrain. Mais ils n'ont pas réussi à trouver un consensus sur la fourniture d'armes avant la tenue de l'éventuelle conférence de paix dite de "Genève 2", normalement en juillet.

Réunis à Doha, au Qatar, les onze pays amis de la Syrie, dont les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne, ont annoncé avoir décidé "une aide urgente en matériel et en équipements" à la rébellion afin de lui permettre de faire face aux "attaques brutales du régime" de Bachar al-Assad.

Ils ont indiqué que "toute aide militaire sera canalisée" par le Haut conseil militaire syrien relevant de l'Armée syrienne libre (ASL), la principale faction de l'opposition armée.

Les Amis de la Syrie ont néanmoins "exigé" dans leur résolution finale que l'Iran et le Hezbollah libanais "cessent d'intervenir dans le conflit", a déclaré le chef de la diplomatie française Laurent Fabius. Ce dernier a précisé être contre "l'internationalisation du conflit" syrien.

Le chef de la diplomatie du Qatar, soutenant activement l'opposition, cheikh Hamad ben Jassem Al Thani, a indiqué pour sa part que les participants à la réunion de Doha avaient pris "des décisions secrètes" pour renverser l'équilibre sur le terrain, sans en préciser naturellement la teneur.

Réticences à Londres

Cheikh Hamad a indiqué que neuf des pays participants étaient d'accord sur l'apport d'aide militaire à l'ASL, mais il n'a pas précisé là encore quels étaient les deux Etats réservés sur la question.

Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague avait déclaré aux journalistes avant l'ouverture de la réunion que son pays n'avait "pas pris la décision" d'armer la rébellion.

Les Amis de la Syrie vont "chacun à sa façon, chacun choisissant son approche, augmenter la portée et l'ampleur de leur assistance à l'opposition politique et militaire", a de son côté déclaré le secrétaire d'Etat américain John Kerry, sans préciser là encore si son pays allait apporter une assistance militaire à la rébellion.

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