Les Kurdes reprennent des positions aux jihadistes à Kobané

Les Kurdes ont repris à l'Etat islamique (EI) plusieurs rues et bâtiments dans le sud de Kobané, d'après l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). La ville syrienne est le théâtre de violents combats depuis le 16 septembre.

Cette progression survient au lendemain de déclarations de représentants des Kurdes syriens annonçant que leurs combattants progressaient "rue par rue" et qu'ils allaient reprendre la ville aux jihadistes "dans un laps de temps très court".

Selon l'OSDH, les combattants kurdes de Syrie et les peshmergas irakiens ont bombardé durant la journée des positions de l'EI dans d'autres parties de Kobané. La veille, la coalition conduite par les Etats-Unis a frappé le groupe islamiste dans le sud-est de la ville.

Rééquilibrage des forces

Plus de 1000 personnes ont été tuées au cours des combats, en majorité des jihadistes. L'arrivée de renforts du Kurdistan irakien, entrés le 31 octobre dans Kobané avec des véhicules blindés et des pièces d'artillerie, a rééquilibré le rapport de forces au bénéfice des défenseurs de la ville.

Des villages proches ont même été repris, a constaté un journaliste de Reuters observant la situation depuis la Turquie voisine. Dans la ville elle-même en revanche, les lignes de front ne semblent guère avoir bougé, selon lui. L'EI contrôle toujours les quartiers Est.

Des sources citées par l'OSDH précisent que les jihadistes ont été surpris par la résistance des défenseurs. Les pertes essuyées par le groupe depuis le début de l'assaut se chiffreraient en centaines de morts.

Le sort d'al-Baghdadi incertain

En Irak, des conseillers militaires américains ont pour la première fois été déployés dans la province d'Al-Anbar, signe de la "nouvelle phase" annoncée par les Etats-Unis dans le cadre de la lutte contre l'EI.

Les forces pro-gouvernementales éprouvent les pires difficultés à regagner du terrain dans cette province de l'ouest du pays presque entièrement contrôlée par les jihadistes.

Un grand flou entoure toujours le sort du chef du groupe, Abou Bakr al-Baghdadi, depuis les raids de la coalition sur un convoi qui transportait peut-être des chefs de guerre, selon le Pentagone. Des informations non confirmées ont indiqué qu'il aurait été blessé, voire tué.

/ATS


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