Les analyses chimiques de l'ONU en Syrie pourraient durer 15 jours

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a déclaré vendredi au Conseil de sécurité que l'analyse des échantillons réunis par les experts en armes chimiques de l'ONU sur le site de l'attaque du 21 août dernier près de Damas prendrait peut-être deux semaines, ont annoncé vendredi des diplomates.

Ban Ki-moon a fait cette déclaration aux représentants des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (France, Etats-Unis, Chine, Russie et Royaume-Uni) réunis à New York, ont déclaré des diplomates à Reuters sous le sceau de l'anonymat.

Les experts de l'ONU, qui ont passé la semaine à recueillir des échantillons de l'attaque présumée aux gaz neurotoxiques qui aurait fait des centaines de morts près de Damas, doivent quitter la Syrie ce samedi.

De sources onusiennes, on estime que les conclusions des experts seront importantes parce qu'elles seront considérées comme irréfutables, contrairement aux données recueillies par des services de renseignement.

Mais les enquêteurs de l'ONU ont pour seul mandat de déterminer si des armes chimiques ont bien été employées en Syrie, et non pas de déterminer qui les a utilisées.

Par ailleurs, le secrétaire d'Etat américain John Kerry, qui a présenté vendredi une série de preuves censées démontrer que les forces d'Assad sont derrière l'attaque du 21 août, a souligné que les Etats-Unis n'attendaient des inspecteurs de l'ONU rien qu'ils ne sachent déjà.

"Forte certitude" américaine

La Maison Blanche a publié un rapport de renseignement de quatre pages dans lequel la communauté américaine du renseignement dit avoir la "forte certitude" que le régime de Bachar al-Assad est responsable de l'attaque.

Le document rejette également la théorie défendue par Damas et la Russie selon laquelle la rébellion serait responsable de cette attaque. Une "hypothèse hautement improbable", selon Washington.

Le président des Etats-Unis Barak Obama a souligné qu'il réfléchissait à une action militaire "limitée" contre le régime de Bachar al-Assad.

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