Les militants de Greenpeace, dont Marco Weber, peuvent rentrer

Quatorze militants de Greenpeace, dont le Zurichois Marco Weber, peuvent désormais rentrer chez eux. La Russie leur a délivré leur visa de sortie du territoire, après avoir mis fin aux poursuites ouvertes pour une action dans l'Arctique en septembre, a indiqué jeudi l'ONG écologiste.

"Nous nous réjouissons que Marco puisse bientôt serrer dans ses bras sa famille et ses amis", a indiqué un porte-parole de Greenpeace Suisse, Yves Zenger, cité dans un communiqué. Aucune indication ne sera donnée par l'ONG sur son retour pour respecter son souhait.

"Les autres doivent recevoir leur visa demain" vendredi, a ajouté l'organisation. Sur les 30 membres de l'équipage, 26 ne sont pas Russes et ne pouvaient pas sortir du pays, car ils avaient été interpellés en mer sans visa pour la Russie.

L'organisation ajoute que, malgré la libération des 30 activistes arrêtés fin septembre, elle va continuer à s'engager pour la protection de l'Arctique.

Premier départ

Dans la soirée, un premier militant de Greenpeace a pris un train pour rentrer chez lui. Dmitri Litvinov, un Suédo-Américain d'origine russe, a quitté à 20h25 (17h25 en Suisse) Saint-Pétersbourg à bord d'un train pour Helsinki, en Finlande, a constaté une journaliste de l'AFP.

Les 30 membres de l'équipage de l'Arctic Sunrise, dont 26 sont des étrangers, avaient été arrêtés après une action contre une plate-forme pétrolière dans l'Arctique visant à dénoncer les risques de l'exploitation d'hydrocarbures dans cette zone aux écosystèmes particulièrement fragiles.

Inculpé de piraterie

D'abord détenus à Mourmansk, au-delà du cercle polaire, les activistes de Greenpeace ont ensuite été transférés à Saint-Pétersbourg, avant d'être remis en liberté sous caution en novembre.

Inculpés d'abord de piraterie, un crime passible de 15 ans de prison maximum, ils ont ensuite été inculpés de hooliganisme, délit qui leur faisait encourir jusqu'à sept ans de détention.

/ATS


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