Les occupants du parc Gezi d'Istanbul refusent de partir

Les occupants du parc Gezi à Istanbul ont annoncé samedi la poursuite de leur mouvement. Ils ont pris cette décision malgré l'engagement du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan à soumettre au référendum le controversé projet d'aménagement de la place Taksim.

Les manifestants ont expliqué qu'ils poursuivraient leur sit-in en raison du refus des autorités de libérer les protestataires arrêtés par les forces de l'ordre. Ils protestent depuis deux semaines contre la destruction du parc prévue dans le cadre du réaménagement de la place.

La répression policière des premiers jours contre les opposants au projet a déclenché un mouvement de contestation sans précédent contre le gouvernement d'Erdogan et son Parti de la justice et du développement (AKP), au pouvoir depuis 2002. Les manifestants accusent le Premier ministre de dérive autoritaire et de chercher à islamiser le pays.

Requêtes non satisfaites

"Le gouvernement ignore nos demandes claires et légitimes depuis le début de la résistance. Il tente de nous diviser, de nous provoquer et de saper notre légitimité", a estimé Solidarité Taksim, qui coordonne le mouvement d'occupation, dans un communiqué.

"Aujourd'hui nous sommes bien plus forts, organisés et optimistes qu'il y a 18 jours", lorsqu'un petit groupe de militants écologistes avait commencé à camper dans le parc, a souligné Solidarité Taksim après une nuit de débats entre les occupants.

Meetings de l'AKP

Après avoir affiché une fermeté constante à l'égard des manifestants, Recep Tayyip Erdogan s'est engagé jeudi soir à suspendre le plan d'aménagement contesté du parc tant que la justice, saisie d'un recours, n'aura pas statué.

Le parti AKP devait organiser samedi à Ankara et dimanche à Istanbul des meetings annonçant le coup d'envoi de la campagne pour les élections municipales de 2014. Ces rassemblements, qui selon le Premier ministre n'ont aucun lien avec le mouvement "Occupy Gezi", sont toutefois perçus comme une démonstration de force du gouvernement face aux manifestants.

/SERVICE


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