Mexique: aucun des étudiants disparus parmi 28 cadavres

Aucune trace d'ADN des 43 étudiants disparus depuis le 26 novembre dans le sud du Mexique n'a été trouvée parmi les 28 corps exhumés de plusieurs fosses clandestines, a indiqué mardi Jesus Murillo Karam, ministre mexicain de la Justice. Ce dernier a aussi annoncé l'arrestation de 14 autres policiers dans cette affaire.

Les autorités avaient découvert plusieurs fosses clandestines près de la ville d'Iguala, dans l'Etat de Guerrero, après la disparition des étudiants à la suite d'une attaque menée conjointement par la police locale et ce groupe criminel.

Les cinq premières fosses trouvées contenaient 28 cadavres, la plupart calcinés. Les autorités ont découvert par la suite d'autres fosses, mais n'ont pas indiqué le nombre de corps trouvés.

"Nous avons certains résultats pour les premières fosses et je peux vous dire qu'elles ne correspondent pas à l'ADN que les familles de ces jeunes nous ont donné", a dit le ministre de la Justice lors d'une conférence de presse. Les autorités avaient procédé après le 26 septembre à l'arrestation de 26 policiers d'Iguala et de huit autres personnes dont quatre membres présumés des Guerreros Unidos.

Rapports falsifiés

Le ministre mexicain de la justice a également annoncé que 14 autres agents de la municipalité de Cocula, proche d'Iguala, dans le même Etat de Guerrero, avaient été arrêtés. Ils avaient falsifié leurs rapports de police pour cacher leur participation aux disparitions d'Iguala.

Ces détenus ont reconnu "qu'ils avaient reçu le groupe d'étudiants et les avaient ensuite remis entre les municipalités d'Iguala et de Cocula" aux Guerreros Unidos, a précisé Tomas Zeron, directeur des enquêtes criminelles du ministère de la Justice. M. Murillo Karam a assuré que ces nouveaux détenus avaient donné de nouvelles pistes pouvant mener à ceux qui avaient organisé cette opération.

Chef de cartel abattu

Par ailleurs, un des chefs supposés des Guerreros Unidos est mort mardi matin lors d'une opération de police, tandis que la colère et les manifestations s'amplifient au Mexique autour du sort des étudiants. Benjamin Mondragon "était un cerveau" de ce cartel et "a préféré se suicider plutôt que de se rendre", a indiqué un porte-parole en charge de la police fédérale.

/ATS


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