Mise en détention de 30 militants de Greenpeace dont un Suisse

La justice russe a ordonné la mise en détention de 30 militants de Greenpeace, parmi lesquels figurent quatre Russes et 26 étrangers, dont un Suisse. Accusés de piraterie après une action contre une plate-forme pétrolière dans l'Arctique, ils risquent quinze ans de prison.

"Sur les 30, 22 resteront en détention pendant deux mois et huit pendant trois jours", a indiqué Greenpeace International dans un communiqué. L'ONG a annoncé qu'elle ferait appel.

"Le groupe n'est pas intimidé et ses avocats vont faire appel en demandant la libération immédiate des personnes détenues", a souligné Greenpeace.

"Ces décisions de justice sont une relique d'une autre époque comme l'industrie pétrolière russe", selon Kumi Naidoo, directeur exécutif de Greenpeace International. "Nos militants pacifiques sont en prison pour avoir mis en lumière les activités dangereuses de Gazprom", a-t-il ajouté.

Action "illégale"

Greenpeace a agi "de façon totalement illégale", a déclaré sur la radio Echo de Moscou le porte-parole de Gazprom, Sergueï Kouprianov.

Le comité d'enquête russe a averti qu'il voulait que les 30 membres d'équipage de l'Arctic Sunrise, navire battant pavillon néerlandais, soient maintenus en détention le temps de conclure l'enquête. Il craint qu'ils ne prennent la fuite s'ils étaient relâchés.

Les militants ont été arrêtés dans le cadre d'une enquête ouverte pour "piraterie", un crime passible de 15 ans de prison, pour avoir tenté d'aborder une plate-forme du géant Gazprom dans l'Arctique. Ils protestaient contre les projets d'exploitation pétrolière dans cette zone.

Un Suisse de 28 ans fait partie des individus maintenus en détention préventive. Le Département fédéral des affaires étrangères a précisé mercredi que l'un de ses collaborateurs en Russie se trouve à Mourmansk pour établir un contact avec lui.

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