Mort d'un soldat israélien, le Hamas trace ses lignes rouges

Un soldat israélien a succombé vendredi à ses blessures après avoir été atteint par un tir de roquette de la bande de Gaza la semaine passée, a annoncé l'armée. De leur côté, Israéliens et Palestiniens vont au-devant de discussions très aléatoires s'ils veulent que le cessez-le-feu tienne à Gaza.

Le caporal Netanel Maman avait été très grièvement blessé le 22 août par un tir de roquette de la bande de Gaza à Ashod, dans le sud d'Israël. Il est le 65ème soldat israélien tué depuis le début de l'opération "Bordure protectrice" le 8 juillet.

C'est le plus lourd bilan humain pour l'armée israélienne depuis la guerre contre le Hezbollah libanais en 2006. Six civils israéliens et plus de 2140 Palestiniens ont aussi été tués durant les 50 jours d'affrontements qui ont pris fin à la faveur d'une trêve conclue entre Palestiniens et Israéliens mardi.

Lignes rouges du Hamas

L'accord de cessez-le-feu n'a pas été rendu public. De nouveaux pourparlers doivent avoir lieu dans un délai d'un mois, avec l'objectif de parvenir à un accord pour que les armes ne parlent pas à nouveau dans quelques mois dans un territoire qui a connu trois guerres en six ans.

Ils doivent porter sur les sujets les plus épineux, comme la démilitarisation de Gaza, la réouverture de l'aéroport du territoire ou la libération de dizaines de prisonniers politiques requises par les Palestiniens.

Mais le chef du Hamas, Khaled Mechaal, a d'ores et déjà tracé ses lignes rouges en excluant tout désarmement de son mouvement. "Les armes de la résistance sont sacrées. Et nous n'accepterons pas qu'elles soient à l'ordre du jour", a-t-il déclaré jeudi soir lors d'une conférence de presse.

Le droit aux armes "ne peut faire l'objet de marchandages ou de négociations. Personne ne peut désarmer le Hamas et sa résistance", a-t-il martelé.

Démilitarisation impérative

Israël estime pour sa part que la démilitarisation de la bande de Gaza est un impératif. Elle est "la seule voie vers la paix", dit le site du ministère des Affaires étrangères citant le chef de la diplomatie Avigdor Lieberman, un faucon du gouvernement de Benjamin Netanyahu.

/ATS


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