Moscou assure retirer ses troupes à la frontière ukrainienne

La Russie a assuré mercredi que les troupes qui ont pris part aux manoeuvres militaires près de l'Ukraine ont entamé leur retour vers leurs casernes. Un mouvement que l'OTAN et les Occidentaux n'avaient toujours pas confirmé en début de soirée, alors qu'une nouvelle table ronde de dialogue n'a donné aucun résultat.

Dans un communiqué publié mercredi, le ministère russe de la Défense a expliqué que les troupes avaient passé 24 heures à démanteler leurs camps de campagne, à ranger leur matériel et à préparer les véhicules militaires. Les militaires font maintenant "route vers des gares et des terrains d'aviation", a précisé l'agence de presse RIA.

Le ministère n'a pas précisé combien d'unités étaient concernées par ce retrait.

Doutes des Occidentaux

Selon l'OTAN, Moscou avait massé près de 40'000 soldats dans les trois régions proches de la frontière ukrainienne. "Nous n'avons toujours aucune preuve du retrait des troupes russes", a déclaré un officier de l'Alliance atlantique sous couvert de l'anonymat.

Le secrétaire américain à l'Armée de terre, John McHugh, a de son côté affirmé que les Etats-Unis ont noté "certains déplacements de troupes" russes dans la région frontalière. "Mais je n'ai pas reçu de confirmation, ni par les sources du Pentagone, ni par les sources de l'OTAN, qu'il y ait un repositionnement général des troupes à l'écart de la frontière", a-t-il encore ajouté.

De son côté, le vice-président américain Joe Biden a mis en garde la Russie contre la tentation de chercher à perturber le fonctionnement de l'élection présidentielle prévue dimanche en Ukraine.

Menaces séparatistes

Kiev a annoncé le déploiement de 55'000 policiers et 20'000 volontaires. Les séparatistes des régions de Lougansk et de Donetsk ont promis d'empêcher le fonctionnement du scrutin dans l'Est, où près de deux millions d'électeurs pourraient avoir des difficultés à se rendre aux urnes.

Le président ukrainien par intérim Olexandre Tourtchinov, accompagné par les ministres de l'Intérieur et de la Défense, s'est rendu pour la première fois près de Slaviansk, un des bastions rebelles de l'Est, encerclé par l'armée. Les habitants de l'Est "commencent à comprendre que les terroristes séparatistes mènent la région à un gouffre", a affirmé M. Tourtchinov selon un communiqué.

Dans le même temps, le gouvernement ukrainien a organisé une troisième table ronde, à Mykolaiïv, pour le "dialogue national" censé désamorcer la crise, avec le soutien de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), présidée par la Suisse. Mais cette "table ronde", pas plus que les précédentes, n'a donné de résultat.

/ATS


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