Neuf alpinistes étrangers et leur guide abattus au Pakistan

Des hommes armés ont attaqué un hôtel et abattu dimanche neuf alpinistes étrangers et leur guide. Les faits se sont produits dans un lieu reculé du nord du Pakistan, ont annoncé la police et des responsables de la sécurité pakistanais.

Les victimes sont des alpinistes; il s'agit de cinq Ukrainiens, trois Chinois et un Russe, et de leur guide pakistanais.

Le Mouvement des talibans du Pakistan (TTP) a revendiqué l'attaque. Dans un appel téléphonique à l'AFP, un porte-parole du TTP, Ehsanullah Ehsan, a précisé que l'opération avait été menée par une faction jusqu'ici inconnue, "Junood ul-Hifa", pour venger la mort du numéro deux des talibans pakistanais, Wali ur-Rehman, tué en mai par un tir de drone américain

Récupérés par hélicoptère

Le Premier ministre Nawaz Sharif a promptement condamné ces assassinats. "De tels actes cruels et inhumains ne sauraient être tolérés et tous les efforts seront entrepris pour faire du Pakistan un lieu sûr pour les touristes", a déclaré dans un communiqué Newaz Sharif, entré en fonctions il y a quelques semaines seulement.

Selon les autorités locales, l'attaque qui n'a pas été revendiquée est survenue vers 22H00 samedi (minuit heure suisse). "Des hommes armés sont arrivés et ont ouvert le feu sur eux. Nous avons eu la confirmation qu'ils ont été tués", a-t-il ajouté.

Un haut responsable du gouvernement a indiqué qu'un nombre important de forces de sécurité avaient été déployées sur place. "Etant donné que cette zone est très isolée, sans routes ni transports, leurs corps seront récupérés par hélicoptère", a-t-il expliqué.

Région épargnée

L'attaques est survenue dans un camp de base du Nanga Parbat, 9e sommet du monde (8126 mètres), dans le district de Diamer appartenant à la province du Gilgit-Baltistan (nord).

Cette région est épargnée par les attentats attribués aux insurgés islamistes, en guerre contre les autorités dont ils dénoncent l'alliance stratégique avec les Etats-Unis. Des centaines d'attentats qui ont tué plus de 6000 personnes depuis six ans à travers le pays.

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