New York se choisit un nouveau maire et tourne la page Bloomberg

Les New-Yorkais s'apprêtent mardi à tourner la page Michael Bloomberg, qui a bouclé son troisième et dernier mandat. Ils devraient élire comme maire, sauf énorme surprise, un démocrate de 52 ans résolument ancré à gauche, Bill de Blasio, qui a promis un changement radical.

Une victoire de Bill de Blasio, qui a fait toute sa campagne en se présentant comme l'avocat des laissés-pour-compte de la reprise économique, serait une bouffée d'oxygène pour le parti démocrate qui ne préside plus aux destinées de la Grosse Pomme depuis 1994, année de l'arrivée de Rudolph Giuliani.

Tous les sondages indiquent que cet Italo-Américain, marié à une Afro-Américaine, va écraser son adversaire républicain Joseph Lhota, avec plus de 40 points d'avance.

Après Rudolph Giuliani (1994-2001) et le milliardaire Michael Bloomberg (2002-2013), Bill de Blasio, qui a mis sa femme et leurs deux enfants métis au coeur de sa campagne, s'est positionné comme un "progressiste, fier de l'être", défenseur des classes moyennes, des familles et des minorités.

Il a dénoncé jour après jour les inégalités à New York, la ville qui compte le plus de milliardaires au monde mais où 21% de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté (30'944 dollars annuels pour une famille de 4, selon l'indice de la mairie).

Politicien expérimenté

Médiateur de la ville, Bill de Blasio est un homme politique expérimenté qui s'est notamment tenu les rênes de la campagne électorale victorieuse de Hillary Clinton en 2000 lorsqu'elle briguait un mandat de sénatrice de l'Etat de New York. Il s'est souvent farouchement opposé à Michael Bloomberg, lui reprochant notamment sa politique sécuritaire.

Son concurrent Joe Lhota juge qu'il manque d'expérience aux postes à responsabilités et assure que son élection risque de se traduire par une hausse de la délinquance.

Ces critiques ne devraient toutefois pas empêcher Bill de Blasio de l'emporter avec une marge confortable au terme d'une campagne qui fut plus feutrée que celle de la primaire démocrate.

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