Nouvel entretien au sommet sur le plan de paix de Porochenko

Le président François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel ont eu un entretien avec les présidents russe Vladimir Poutine et ukrainien Petro Porochenko, à la veille de l'expiration d'un cessez-le-feu en Ukraine. Il a été, avant tout, question de la mise en oeuvre du plan de paix du numéro un ukrainien.

Au cours de cet échange téléphonique, le deuxième en quatre jours, les quatre responsables ont également "marqué l'importance de nouvelles avancées concrètes en vue de la stabilisation de la situation sécuritaire sur le terrain et de la prolongation du cessez-le-feu, qui expire en principe lundi à 21h00 (heure suisse)", a affirmé la présidence française dans un communiqué.

Le plan de paix ukrainien prévoit la création d'une zone tampon à la frontière entre l'Ukraine et la Russie, la mise en place d'un couloir pour permettre aux mercenaires venus de Russie, selon Kiev, de rentrer chez eux après avoir déposé les armes, ainsi qu'une décentralisation du pouvoir en Ukraine.

Dans son communiqué, l'Elysée ajoute que M. Hollande et Mme Merkel ont "encouragé" leurs interlocuteurs "à travailler à la mise en place d'un mécanisme de vérification, sous l'observation de l'OSCE, du cessez-le-feu et du contrôle effectif de la frontière. M. Porochenko a annoncé que les entretiens à quatre se poursuivraient lundi.

La Russie sous pression

Ces discussions avaient été fixées vendredi à Bruxelles lorsque le président pro-occidental ukrainien a signé un accord historique d'association avec l'Union européenne, suscitant l'ire de la Russie au moment où Vladimir Poutine cherche à rétablir l'influence de Moscou dans les anciennes républiques soviétiques.

Sous peine de sanctions, Kiev et les pays occidentaux exhortent depuis des jours la Russie à peser de tout son poids auprès des rebelles prorusses pour mettre fin à une insurrection séparatiste meurtrière dans l'est. Ils réclamaient aussi la libération des otages.

Les otages libérés quittent l'Ukraine

Dans ce contexte, après un mois de captivité, un groupe d'observateurs de l'OSCE - une Allemande, un Néerlandais, un Russe et un Espagnol - ont été libérés samedi à Slaviansk. Une première équipe de quatre observateurs, dont un Suisse, enlevés le 26 mai, avait été libérée dans la nuit de jeudi à vendredi.

Nouveaux affrontements

De nouveaux affrontements ont été signalés près de Slaviansk, à 100 km de la frontière russe, malgré le cessez-le-feu. Les deux parties ont dénoncé des attaques de la part de leur opposant. Aucune victime n'a été déplorée.

Les dirigeants de l'Union européenne ont donné jusqu'à lundi à la Russie pour agir. Faute d'avancées, la Russie encourt de nouvelles sanctions économiques, une menace qui a fait craindre samedi au ministre russe de l'Economie, Alexeï Oulioukaev des conséquences "graves" sur la croissance déjà atone.

/ATS


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