Plus de cent tués pour la prise d'une armurerie à l'armée syrienne

Des combats opposent depuis lundi l'armée à des rebelles et des jihadistes qui cherchent à s'emparer d'un très vaste dépôt d'armes dans le centre de la Syrie. Ils ont fait plus de cent tués en moins d'une semaine, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), proche des rebelles.

Le dépôt de Mahin "regorge de tant d'armes qu'il pourrait permettre (aux insurgés) de libérer toute la Syrie", a déclaré un dirigeant rebelle, Oussama Idris.

Selon le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, ces combats auraient fait en six jours "au moins cent morts dans les rangs de l'armée (...) et des dizaines d'autres parmi les rebelles et les jihadistes, dont des combattants étrangers". Ces éléments restent impossibles à vérifier de manière indépendante.

Les combats ont lieu à Mahin et dans des villages autour de ce site, selon cette organisation.

Quinze civils blessés

Dans l'est du pays, des combattants kurdes se sont emparés d'un poste-frontière contrôlé jusque là par des jihadistes, a souligné l'OSDH. Au sud, les rebelles qui avancent depuis plusieurs mois face aux troupes du régime se sont emparés samedi de la localité de Tafas, qui relie l'est et l'ouest de la province.

Dans un nouveau bombardement de l'aviation du régime, trois enfants et un adulte ont été tués et au moins 15 civils blessés dans la ville rebelle de Raqa, tandis que sept soldats ont été tués dans une embuscade des jihadistes dans l'est de la province de Hama, au centre de la Syrie, selon l'OSDH.

Appel de Brahimi

Pour tenter de contrer cette violence, l'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie Lakhdar Brahimi était samedi à Téhéran pour plaider en faveur de Genève-2. Il a estimé, après sa rencontre avec le ministre des Affaires étrangères iranien, que la participation de l'Iran y était "naturelle et nécessaire", tout en ajoutant qu'aucune invitation n'avait pour l'instant été lancée.

M. Brahimi essaie de convaincre toutes les parties de la nécessité de rassembler autour d'une table représentants du régime et de l'opposition pour tenter de trouver une solution politique au conflit qui a fait au total plus de 115 000 tués également selon l'OSDH.

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