Plusieurs manifestations contre "la répression policière" en France

Des rassemblements contre "la répression étatique" et les "violences policières" ont eu lieu samedi dans plusieurs villes françaises. Ils ont dégénéré en affrontements avec les forces de l'ordre à Toulouse et Nantes et donné lieu à une quarantaine d'interpellations.

Selon le ministère français de l'Intérieur, qui impute ces incidents à des "groupes isolés", deux policiers ont été légèrement blessés à Toulouse et un à Nantes. "Quelques débordements" ont aussi été "contenus" à Bordeaux et Lille, a ajouté le ministre, Bernard Cazeneuve, dans un communiqué. Il a fait état de 38 interpellations au total.

A Toulouse, un rassemblement non autorisé a réuni 600 à 1000 personnes. Celles-ci protestaient contre le barrage de Sivens (Tarn) et la mort d'un jeune militant écologiste, Rémi Fraisse, tué par une grenade offensive le 26 octobre, sur ce site, lors de heurts avec des gendarmes.

Les manifestants brandissaient des banderoles proclamant "Posez les armes et plantez des arbres" ou "Un meurtre n'est pas une bavure, Remi n'est pas un cas isolé".

Repoussés du centre-ville

Les affrontements ont démarré après que les manifestants ont été repoussés hors du centre-ville. Les premières grenades lacrymogènes ont été tirées par les forces de l'ordre pour disperser les manifestants qui tentaient de déborder leur dispositif.

Des poubelles ont été incendiées, des Abribus, des panneaux publicitaires, les devantures de quatre agences bancaires et des distributeurs automatiques dégradés. Selon la préfecture, au moins 16 personnes ont été interpellées.

Une première manifestation, autorisée, avait réuni le matin environ 450 personnes à l'appel des Verts, de l'extrême gauche et des syndicats FSU et Solidaires.

Reçue par le directeur de cabinet du préfet, une délégation a demandé l'abandon du projet de barrage, suspendu sine die par le conseil général du Tarn le 31 octobre. Les 1er et 8 novembre, deux rassemblements avaient déjà dégénéré en affrontements violents avec les forces de l'ordre.

A Nantes

A Nantes, une autre manifestation "contre la répression étatique et les violences policières" a rassemblé quelque 1200 personnes, selon la police.

Les manifestants, partis du Palais de justice, ont été contraints de faire le tour du centre-ville, toutes les artères menant aux rues commerçantes étant fermées par de nombreux CRS et gendarmes mobiles.

Hormis quelques jets de projectiles et des poubelles incendiées, aucun dégât majeur n'était à déplorer en fin d'après-midi. La préfecture a pour sa part annoncé en début de soirée qu'il y avait eu 14 interpellations.

/ATS


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