Plusieurs villes d'Europe privées de taxis

Les taxis de plusieurs villes d'Europe ont protesté mercredi contre la concurrence des voitures de tourisme avec chauffeurs (VTC), en particulier celles de la société Uber. Le mouvement a notamment perturbé le trafic routier à Londres, Paris, Madrid, Rome ou Berlin.

Pour la première fois, le mouvement de grève est européen. Il est parti de Londres, où plusieurs milliers de "black cabs" ont convergé vers Trafalgar Square et Parliament Square, bloquant les rues alentour dans un concert de klaxons. Aujourd'hui, près de 25'000 "black cabs" et 53'000 VTC sillonnent Londres, soit un ratio d'environ un taxi pour 100 habitants.

S'ils ont l'habitude de cohabiter avec les VTC depuis longtemps, les taxis londoniens considèrent qu'Uber leur fait de la concurrence déloyale. Cette société américaine de location de taxis est éditrice de l'application numéro un pour la réservation de VTC dans le monde.

La start-up californienne est dans le collimateur de la répression des fraudes en France pour son service de covoiturage à but lucratif. La justice s'y intéresse aussi à Berlin et à Bruxelles.

Opérations escargot en France

A Barcelone, le gouvernement régional menace les conducteurs roulant pour cette société d'une amende pouvant aller jusqu'à 6000 euros (7300 francs). Ce qui ne l'empêche pas de se faire de la publicité en France, offrant mercredi des rabais sur certaines courses.

Dans la journée, des centaines de taxis ont organisé des "opérations escargot" en France. Plus de 500 ont roulé au ralenti dès 10h30 sur quelques autoroutes de la région parisienne. Ce fut notamment le cas sur celles menant à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle et en direction d'Orly. La région de l'aéroport de Marseille-Provence était aussi concernée, ainsi que les villes de Nantes, Rennes et Rouen.

VTC complémentaires

Le patron d'Uber en France, Pierre-Dimitri Gore-Coty, a estimé une nouvelle fois mercredi que les VTC sont complémentaires des taxis. Il a assuré qu'ils répondent à un besoin de transport.

De son côté, le PDG de la société Allocab Yanis Kiansky parle d'une grève des "enfants gâtés du transport parisien urbain".

/ATS


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