Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a rencontré samedi, pour la première fois, le chef de l'opposition syrienne Ahmad Jarba. Il l'a encouragé à participer à la prochaine conférence de paix sur la Syrie, prévue à la mi-novembre à Genève.
Ahmad Jarba a indiqué à son interlocuteur que la Coalition nationale syrienne (opposition) était disposée à envoyer une délégation à la conférence dite "Genève 2", a déclaré Martin Nesirky, porte-parole de l'ONU.
"Le secrétaire général a salué l'engagement pris par M. Jarba d'envoyer une délégation à la conférence de Genève et incité la coalition à entrer en contact avec les autres groupes d'opposition pour former une délégation représentative et unie", a précisé M. Nesirky.
Crimes de guerre
Selon lui, le secrétaire général a "souligné l'importance d'entreprendre un dialogue sérieux aussi vite que possible ainsi que la nécessité d'établir les responsabilités pour crimes de guerre".
Le 13 septembre, Ban Ki-moon avait affirmé que le régime de Bachar al-Assad avait commis "beaucoup de crimes contre l'humanité". Selon l'ONU, plus de 100'000 personnes ont été tuées depuis le début du conflit en Syrie.
Résolution votée
Après d'âpres négociations russo-américaines, le Conseil de sécurité a voté vendredi la résolution 2118, qui contraint le régime à détruire son arsenal chimique, sans cependant stipuler des sanctions automatiques en cas de non-respect du texte.
L'opposition syrienne réclamait une résolution assortie de menaces de sanctions directes, mais surtout elle voulait que les Etats-Unis mettent à exécution leurs menaces de frappes contre le régime. Washington les a suspendues après l'accord russo-américain du 14 septembre sur le démantèlement des armes chimiques.








