Près de 2,5 millions de Syriens assiégés par leur gouvernement

Près de 2,5 millions de Syriens sont assiégés par les forces gouvernementales et 250'000 d'entre eux sont coupés de toute aide humanitaire. Réuni jeudi à Genève, un groupe d'Etats s'est efforcé d'améliorer l'accès aux victimes du conflit.

Le groupe de 22 Etats s'est réuni pour faire appliquer la déclaration présidentielle du Conseil de sécurité de l'ONU adoptée le 2 octobre. "L'accès aux victimes est un défi majeur. Des obstacles importants demeurent", a affirmé à la presse Nancy Lindborg, administratrice adjointe de l'Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID).

Progrès insuffisants

Des progrès limités ont été réalisés pour l'octroi de visas aux travailleurs humanitaires et pour autoriser l'ONU à distribuer son aide en Syrie à partir de l'Irak, de la Jordanie et du Liban, a-t-elle indiqué. Mais ce n'est pas suffisant, a-t-elle dit à l'issue de la réunion.

Près de 2,5 millions de civils syriens sont assiégés par les forces gouvernementales, dont 250'000 sont privés de toute aide humanitaire, a affirmé la représentante des Etats-Unis.

Présence militaire nécessaire

Le fait que des pays comme l'Iran, la Russie, la Chine, les pays du Golfe (mais non la Syrie) aient participé à la réunion laisse toutefois espérer que des pressions supplémentaires soient exercées sur Damas, a indiqué Nancy Lindborg.

"Un effort collectif est nécessaire pour obtenir un meilleur accès", a souligné la déléguée américaine. Une présence militaire sur le terrain serait nécessaire pour des corridors humanitaires et des zones démilitarisées ou des largages de vivres, ce qui n'est pas possible dans le contexte actuel, a-t-elle relevé.

Conférence de paix rejetée

Par ailleurs, le chef du Front Al-Nosra a rejeté par avance les résultats de la conférence de paix sur la Syrie, prévue en janvier en Suisse. Les participants à la conférence "n'ont aucune présence sur le terrain", a-t-il dénoncé dans sa première interview depuis la création de cette émanation d'Al-Qaïda.

/ATS


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