Près de 80 morts dans 12 attentats à la voiture piégée à Bagdad

Une nouvelle série d'attentats a fait près de 80 morts et des centaines de blessés en Irak samedi soir, alors que la population fêtait la fin du ramadan. Onze voitures piégées ont explosé à Bagdad, une voiture a explosé à Touz Khourmatou, et une à Nassiriya.

Les cibles visées dans la capitale comptaient au moins deux cafés, trois marchés et un restaurant. La dernière vague d'attentats à la voiture piégée à Bagdad avait fait 31 morts, le 6 août.

Mois de juillet cauchemardesque

Le mois du ramadan a été particulièrement meurtrier cette année en Irak, avec plus de 800 personnes tuées dans des attentats, d'après un bilan établi par l'AFP. Selon les Nations unies, plus de 1000 personnes sont mortes en juillet, le bilan mensuel le plus élevé dans le pays depuis cinq ans.

Des mosquées, des cafés, des marchés ont notamment été attaqués par des hommes soupçonnés d'appartenir à des groupes liés à Al Qaïda.

Plus tôt dans la journée de samedi, deux autres personnes avaient été tuées et six blessées par l'explosion d'un engin piégé dans le quartier de Jihad, à Bagdad.

Un lieutenant-colonel de l'armée avait été abattu chez lui, près de Mossoul (nord), tandis qu'un responsable local de la région Al-Nil, au sud de Bagdad, et son fils ont été tués chez eux.

Dans l'intérêt des extrémistes

Selon certains experts les violences pourraient encore empirer du fait de la paralysie politique du gouvernement. Les responsables gouvernementaux attribuent cette hausse des attaques au conflit qui fait rage en Syrie voisine, et accusent régulièrement des pays étrangers d'encourager ces violences.

Mais la crise politique qui oppose notamment la majorité chiite aux sunnites, qui tenaient le haut du pavé sous Saddam Hussein, a aussi servi les intérêts des extrémistes.

Le gouvernement irakien est théoriquement un gouvernement de coalition, où chaque grand parti est représenté, mais les responsables passent la plupart de leur temps à se critiquer les uns les autres et à tenter d'affirmer leur mainmise sur des ministères.

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