Valls renforce son équipe et crée un "grand pôle international"

Le nouveau Premier ministre français Manuel Valls a complété mercredi son gouvernement avec quatorze secrétaires d'Etat. Malgré le scepticisme de certains, il a créé aux Affaires étrangères un "grand pôle international" regroupant diplomatie, commerce extérieur et tourisme.

Ainsi finalisé, le nouveau gouvernement français compte 30 membres, contre 38 dans l'équipe précédente - 16 ministres et 14 secrétaires d'Etat dont 15 femmes. Trois secrétaires d'Etat ont été nommés mercredi auprès du chef de la diplomatie Laurent Fabius.

Il s'agit comme prévu de l'ancienne ministre déléguée à l'Economie numérique, Fleur Pellerin, qui devient secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, à la Promotion du tourisme et aux Français de l'étranger. Le ministère de l'Economie voulait conserver ce portefeuille qui a finalement été rattaché au Quai d'Orsay.

Harlem Désir secrétaire d'Etat

Quant au patron du parti socialiste Harlem Désir, il est nommé aux Affaires européennes et devrait être remplacé à la tête du PS par Jean-Christophe Cambadélis, son ancien rival de 2012 pour la direction du parti. Ce changement doit permettre une remise en ordre du parti après la déroute subie par la majorité aux élections municipales.

Enfin, la députée Annick Girardin, élue du Parti radical de gauche (PRG) à Saint-Pierre-et-Miquelon, a été nommée secrétaire d'Etat au Développement et à la Francophonie.

Secrétaire de l'Elysée remplacé

Mercredi, la présidence française a aussi annoncé le remplacement du secrétaire général de l'Elysée, le plus proche collaborateur du chef de l'Etat français.

Pierre-René Lemas sera ainsi substitué par Jean-Pierre Jouyet, un proche du président socialiste François Hollande et ancien ministre de son prédécesseur de droite, Nicolas Sarkozy.

Booster l'économie française

Enfin, Manuel Valls a créé aux Affaires étrangères un "grand pôle international" regroupant diplomatie, commerce extérieur et tourisme. Controversé, ce transfert du Commerce extérieur et du Tourisme depuis le ministère de l'Economie vers celui des Affaires étrangères vise à booster l'économie française, en panne de compétitivité sur la scène mondiale.

"Il s'agit d'une logique d'efficacité, c'est-à-dire de concentration des moyens de l'Etat à l'étranger pour renforcer la force de frappe de l'action de la France dans le monde", souligne-t-on au Quai d'Orsay.

/ATS


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