Réchauffement extrême de la planète moins rapide que prévu

Un réchauffement extrême de la planète est moins probable ces prochaines décennies, après le ralentissement de la hausse du mercure depuis le début de ce siècle, selon une équipe d'experts de l'Université d'Oxford. Mais une hausse supérieure à 2 degrés Celsius menace toujours.Le phénomène du réchauffement climatique se poursuit, soulignent-ils, et les gouvernements devront prendre des mesures énergiques s'ils veulent limiter à moins de 2 degrés la hausse des températures par rapport à l'ère pré-industrielle."Les taux de réchauffement les plus extrêmes selon les simulations réalisées sur cinquante ou cent ans semblent moins probables", précisent les chercheurs d'Oxford dans la revue "Nature Geoscience".RalentissementAprès de fortes hausses dans les années 1980 et 1990, le rythme du réchauffement mondial s'est en effet ralenti, même si les dix années les plus chaudes depuis le milieu du XIXe siècle ont toutes été constatées depuis 1998. Depuis la révolution industrielle, les températures ont augmenté d'environ 0,8°C.Les scientifiques s'interrogent sur les raisons de ce ralentissement. Les émissions de gaz à effet de serre n'ont en effet cessé de croître ces dernières années, en raison notamment de l'essor industriel de la Chine.En étudiant l'évolution des températures, les experts estiment qu'un doublement des concentrations de gaz carbonique dans l'atmosphère par rapport à l'ère pré-industrielle - peut-être dans le milieu de ce siècle si on se fonde sur les tendances actuelles - provoquerait une hausse des températures entre 0,9 et 2 degrés Celsius.Estimations inférieures à celles du GiecCes estimations sont inférieures à celles présentées en 2007 par le Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), qui tablait dans son quatrième rapport d'évaluation sur une hausse de 1 à 3 degrés Celsius.Pour la première fois depuis le début de relevés réguliers en 1958, la teneur en dioxyde de carbone de l'atmosphère a atteint ce mois-ci la barre des 400 parties par million (ppm) dans une station d'observation de Hawaï qui fait référence. Quatre cents parties par million signifie qu'il y a 400 molécules de dioxyde de carbone pour chaque million de molécules dans l'air. /SERVICE


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