Redémarrage poussif de la conférence Genève-2 sur la Syrie

Un second round des discussions sur l'avenir de la Syrie a démarré difficilement lundi à Genève. Le médiateur Lakhdar Brahimi a rencontré séparément les représentants du gouvernement et de l'opposition. Dans la ville de Homs, un nouveau groupe de 300 civils a pu être évacué.

Le représentant spécial de l'ONU et de la Ligue arabe Lakhdar Brahimi a reçu d'abord la délégation de l'opposition dirigée par Hadi al-Bahra, puis celle du gouvernement dirigé par l'ambassadeur syrien à l'ONU Bachar al-Jaafari, ont précisé les Nations Unies. Les discussions ont porté sur l'agenda de ce second round, soit la fin des violences en Syrie et la création d'un organe gouvernemental de transition.

M. Brahimi a renoncé lundi à faire une conférence de presse comme chaque jour lors du premier round de la conférence Genève 2, qui s'était terminé le 31 janvier dernier sans résultat. Les deux délégations s'opposent toujours sur le déroulement des pourparlers.

Pour sortir de l'impasse, M. Brahimi a proposé de traiter "en parallèle" la question de l'arrêt du terrorisme, "priorité" pour le gouvernement, et de l'autorité de transition, "préalable" pour l'opposition.

Une séance commune entre M. Brahimi et les deux délégations pourrait avoir lieu mardi. Après avoir rencontré le médiateur, les deux délégations se sont ensuite adressées à la presse.

Barils d'explosifs

La délégation de l'opposition syrienne a dénoncé l'utilisation par le régime de Damas de barils d'explosifs, a indiqué son porte-parole Louai Safi. "Nous avons demandé à M. Brahimi que les attaques avec des barils d'explosifs cessent", a-t-il affirmé.

Le départ du pouvoir du président Bachar al-Assad n'est pas l'objet des discussions de Genève, a pour sa part affirmé le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Fayçal Mekdad.

Lundi, un nouveau groupe de 300 civils a été évacué des quartiers assiégés de la ville de Homs, a annoncé le Croissant-Rouge syrien, dans le cadre de l'accord entre régime et rebelles. La trêve humanitaire qui devait se terminer dimanche a été prolongée de 72 heures.

/ATS


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