Douze guides népalais tués par une avalanche dans l'Everest

Une avalanche sur les pentes de l'Everest a tué vendredi au moins douze guides népalais qui préparaient la venue d'alpinistes pour la haute saison. Il s'agit de l'accident le plus meurtrier de l'histoire du plus haut sommet du monde.

Les victimes faisaient partie d'un groupe de sherpas transportant matériel et nourriture. L'avalanche s'est déclenchée à 06h45 à quelque 5800 mètres d'altitude, sur la périlleuse traversée d'une cascade de glace.

"Nous avons retrouvé 12 corps dans la neige, nous ne savons pas combien d'autres sont encore prisonniers dessous", a déclaré à l'AFP un responsable du ministère du Tourisme, Dipendra Paudel.

La détérioration des conditions météo a forcé les sauveteurs à suspendre les recherches jusqu'à samedi matin. Quatre guides sont toujours portés disparus, tandis que sept personnes ont été extraites vivantes de la neige et de la glace.

Il s'agit de l'accident le plus meurtrier jamais enregistré dans l'histoire du plus haut sommet du monde, selon Elizabeth Hawley, spécialiste des ascensions au Népal.

Centaines d'alpinistes

Cet accident met en lumière les risques pris par les sherpas qui transportent les tentes, apportent l'approvisionnement, réparent les échelles et fixent des cordes pour aider les alpinistes étrangers à atteindre le sommet de l'Everest ("Sagarmatha" en népalais), à 8848 mètres d'altitude.

Chaque été, des centaines d'alpinistes partent à l'assaut des pics de l'Himalaya quand les conditions météorologiques sont les plus favorables. Le Népal abrite huit des quatorze sommets de plus de 8000 mètres.

Doublement des cordes

Le gouvernement a délivré 734 permis pour escalader l'Everest cet été, dont 400 pour des guides. En raison de l'encombrement des voies, il a annoncé un projet de doublement du nombre de cordes d'escalade sur les murs de glace menant au sommet, afin de réduire les risques.

Par ailleurs, des soldats et des policiers sont postés au camp de base depuis ce mois d'avril afin de signaler tout problème, une décision prise suite à une bagarre l'an dernier entre des sherpas et des alpinistes européens.

Plus de 300 personnes ont péri sur l'Everest depuis la première ascension réussie du plus haut sommet du monde par Sir Edmund Hillary et Tenzing Norgay en 1953.

/ATS


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