Les armes ont recommencé à parler vendredi dans la bande de Gaza et fait au moins cinq tués, dont un enfant de 10 ans, l'armée israélienne ayant repris ses frappes en représailles à des tirs de roquettes. Au Caire, les négociations sur un nouveau cessez-le-feu piétinent.
Les combattants palestiniens ont lancé au moins 40 roquettes sur Israël, a rapporté l'armée. Certaines ont été interceptées, la plupart ont atteint des zones non urbanisées. Mais l'une d'elles a fait deux blessés légers, un civil et un soldat.
L'armée a rétabli les dispositions de défense passive qu'elle avait levées à la faveur du cessez-le-feu. Les rassemblements de plus de 500 civils dans les villes à moins de 40 kilomètres de la bande de Gaza sont à nouveau interdits et les activités sont interdites dans les jardins d'enfants dépourvus d'abris contre les bombes.
Le gouvernement israélien a demandé à Tsahal de "riposter vigoureusement" et Israël a mené 51 raids aériens, selon l'armée. L'un d'eux a coûté la vie à un enfant de 10 ans et blessé au moins six autres personnes dans le nord de la ville de Gaza, selon les secours locaux.
Dans le sud de l'enclave, un raid a fait trois tués et six blessés au total près de Khan Younès et un jeune homme a été tué près de Rafah.
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon s'est lui déclaré vendredi "profondément déçu" de cette rupture du cessez-le-feu à Gaza et a "condamné les nouveaux tirs de roquettes sur Israël".
Israéliens et Palestiniens se rejettent la responsabilité de l'échec des négociations. "On n'a eu aucune réponse de la part des Israéliens à aucune des exigence palestiniennes", a regretté un porte-parole du Hamas à Gaza, Sami Abou Zouhri.
Selon un responsable israélien, Israël a dit au médiateur égyptien qu'il était "disposé à prolonger le cessez-le-feu de 72 heures, avant que le Hamas ne viole la trêve".
La question d'une levée du blocus imposé par Israël à l'enclave palestinienne semblait cruciale. Elle est une exigence primordiale des Palestiniens et une préoccupation capitale des Israéliens qui craignent l'entrée à Gaza d'hommes et de matériels pouvant lui nuire.
"Israël ne négociera pas sous les bombes", a dit un responsable sous couvert de l'anonymat.
Selon un décompte des autorités de Gaza, l'opération "Bordure protectrice" a fait 1898 tués côté palestinien, pour la plupart des civils. Israël recense plus de 60 militaires et trois civils tués. L'opération avait été enclenchée le 8 juillet par Israël après une recrudescence des tirs de roquettes palestiniens.










