Vague de froid sur la Syrie et ses voisins, deux enfants morts

Une vague de froid touchait jeudi le Proche-Orient, où deux enfants syriens sont morts d'hypothermie selon l'opposition. Les intempéries provoquent des fermetures d'écoles et aggravent les conditions de vie des réfugiés syriens, notamment au Liban.

En Syrie, où les violences depuis 2011 ont fait plus de 126'000 morts et poussé des centaines de milliers de personnes à fuir leurs foyers, la Coalition nationale de l'opposition a fait état de la mort de deux enfants.

Un bébé de six mois est mort en raison du froid hier à Alep", la grande métropole du Nord où la neige est tombée, a affirmé un porte-parole de la Coalition, Soner Ahmad. "Un autre enfant est également mort de froid hier à Rastane", a-t-il ajouté.

La Coalition a lancé un appel urgent aux ONG internationales "pour protéger des centaines de milliers de Syriens du froid glacial", à l'extérieur et à l'intérieur de la Syrie. Le transit de l'aide humanitaire est perturbé dans le pays.

Campements de misère

Au Liban, entassés dans quelque 200 campements de misère, des milliers de réfugiés syriens luttent contre le froid et la neige. "Quand la neige fond, elle se transforme en boue à l'intérieur des tentes, et celles-ci s'effondrent sous le poids de la neige", a raconté Sakr, 13 ans, dans un camp situé à Saadnayel (est).

Le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (UNHCR) s'est mobilisé avec l'armée libanaise pour distribuer des couvertures et fournir de l'argent pour le chauffage, mais il reste préoccupé.

"La pluie va redevenir plus intense jeudi après-midi et il y aura de la neige à partir de 500 mètres. Cela va continuer jusqu'à vendredi", a affirmé le directeur du service météo national Marc Wehaibé.

La Suisse débloque une enveloppe supplémentaire de cinq millions de francs en faveur des victimes du conflit en Syrie. Ce montant permettra de soutenir les programmes spéciaux mis en place pour fournir des articles d'hiver par l'agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNWRA) et le UNHCR.

/ATS


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