L'opposition de centre-gauche remporte les législatives en Suède

L'opposition de centre-gauche a remporté une courte victoire aux élections législatives de dimanche en Suède, après huit années de gouvernement de centre-droit. Elle n'a cependant pas obtenu la majorité absolue, indiquent les sondages à la sortie des urnes.

Le Parti social-démocrate, ses alliés écologistes et ceux du Parti de gauche, auraient rassemblé entre 44% et 44,8% des voix, contre 39,7% à 43% à la coalition du Premier ministre sortant, Fredrick Reinfeldt, selon des sondages effectués pour les chaînes télévisées TV4 et SVT.

Les Démocrates suédois, parti d'extrême droite anti-immigration, obtiendraient entre 8,3% et 10,5%. Ils signent ainsi une poussée historique puisque leur score double quasiment par rapport au précédent scrutin, en 2010.

Un tel résultat serait un nouveau triomphe personnel pour leur président Jimmie Åkesson, 35 ans, qui a fait de cette formation autrefois marginale dans l'électorat une force qui compte.

Le parti de l'Initiative féministe atteindrait la barre des 4% des suffrages, le seuil requis pour envoyer des élus au Parlement.

Appui de petits partis

S'ils se confirment, ces résultats devraient permettre au chef du Parti social-démocrate Stefan Lofven, qui a promis de consacrer 40 milliards de couronnes (5,2 milliards de francs) à la création d'emplois, à l'éducation et aux dépenses sociales, de former le prochain gouvernement.

Les sociaux-démocrates ont obtenu 31,1% des voix, selon le sondage de la chaîne publique SVT.

Outre les écologistes et le Parti de gauche, Stefan Lofven pourrait tenter de s'appuyer sur de petites formations libérale et centriste qui appartenaient à la majorité sortante. Celles-ci ont pourtant rejeté par avance l'hypothèse d'un cabinet élargi.

Lassitude de l'électorat

Les enquêtes d'opinion réalisées avant le scrutin témoignaient d'une lassitude de l'électorat après les huit ans de gouvernement Reinfeldt, qui avait mis fin en 2006 au règne quasi ininterrompu des sociaux-démocrates depuis les années 1930.

Au cours de ses deux mandats, les impôts ont été réduits de 14 milliards d'euros (17 milliards de francs) environ, mais l'Etat providence s'est affaibli, le chômage a progressé à 8%, l'enseignement a souffert et une partie de l'électorat apprécie peu l'implication croissante du secteur privé dans le domaine de la santé.

/ATS


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