Le Kényan Kibiwott Kandie a été suspendu sept ans, a indiqué l'unité d'intégrité de l'athlétisme (AIU) jeudi.
L'ancien détenteur du record du monde du semi-marathon est sanctionné pour avoir refusé de se soumettre à un test antidopage et pour avoir fourni des faux documents pour se justifier
Kandie (30 ans), suspendu provisoirement depuis mars 2025, 'a été suspendu sept ans par l'AIU après avoir admis deux infractions aux règles antidopage: un refus de se soumettre à un test et une manipulation dans le processus de contrôle', a écrit l'instance antidopage dans un communiqué.
L'ex-détenteur de record du monde du semi-marathon (57'32) avait refusé de se soumettre à un test antidopage en mars 2025, passant de nombreux coups de téléphone en prétextant être attendu d'urgence à Eldoret, à deux heures de là, pour effectuer un paiement aux autorités qui menaçaient de fermer son site de construction, apprend-on dans le communiqué de l'AIU.
Mais l'enquête a révélé qu'il avait en fait téléphoné à une infirmière à qui il avait effectué des virements réguliers et que le document qu'il avait ensuite fourni pour prouver que les autorités de construction l'attendaient à Eldoret était un faux.
Kibiwott Kandie risquait jusqu'à huit ans de suspension (4 pour chacune des deux infractions) mais a vu sa peine abaissée d'un an après avoir admis les faits. Il n'a plus couru depuis février 2025 et est donc suspendu jusqu'au 13 mars 2032.
Plus de 140 Kényans suspendus depuis 2017
Depuis 2017, plus de 140 athlètes kényans, principalement des coureurs de fond, ont été suspendus par l'Unité d'intégrité de l'athlétisme, plus que tout autre pays.
Parmi eux figurent l'actuelle détentrice du record du monde du marathon féminin, Ruth Chepngetich, suspendue trois ans au printemps après un contrôle positif à un diurétique, et Benard Kibet Koech, cinquième du 10.000 m aux Jeux olympiques de Paris-2024, qui a été suspendu quatre ans en février.
/ATS









