La coupe à Courrendlin/Courroux, à la Hitchcock

La finale de la Coupe BCJ fut splendide lundi à Bure. Courrendlin/Courroux a battu Haute-Ajoie ...
La coupe à Courrendlin/Courroux, à la Hitchcock

La finale de la Coupe BCJ fut splendide lundi à Bure. Courrendlin/Courroux a battu Haute-Ajoie 11-10 aux tirs au but. Il y avait 2-2 au terme du match.

Le FC Courrendlin/Courroux soulève la Coupe jurassienne de football et décroche un ticket pour la prochaine Coupe de Suisse. (photo : Georges Henz) Le FC Courrendlin/Courroux soulève la Coupe jurassienne de football et décroche un ticket pour la prochaine Coupe de Suisse. (photo : Georges Henz)

Exceptionnel moment de football lundi à Bure. Les FC Courrendlin/Courroux et Haute-Ajoie ont offert un spectacle splendide à 1'800 spectateurs en finale de la Coupe BCJ. Un duel remporté par les Vadais 11-10 au terme d'une séance de tirs au but suffoquante qui a vu 26 pénaltys être tirés. Il y avait 2-2 après le temps réglementaire. Ce titre offre à Courrendlin/Courroux un ticket pour le premier tour de la prochaine Coupe de Suisse.

Il ne fallait pas arriver en retard lundi à la Croix-de-Pierre. A la 2e minute déjà, Courrendlin/Courroux ouvrait le score par son capitaine André Costa. Dans la foulée, les Vadais ont l’occasion de doubler la mise, manqué. Sur le contre, Haute-Ajoie égalise (6e) par Paul Mayer puis passe devant au quart d’heure sur un tir précis aux seize mètres de Rafik Nouiri. Ajoutez plusieurs balles de break ajoulotes, la sortie sur blessure de l’attaquant de Haute-Ajoie Félicien Oeuvray, de beaux mouvements vadais surtout côté droit où Noah Saner réussissait tout ce qu’il entreprenait obligeant Haute-Ajoie à un changement tactique, vous aurez compris que la première mi-temps fut dingue.

Noah Saner : « On n’avait rien à perdre, tout à gagner. »

La deuxième a démarré sur le même tempo, avec l’égalisation vadaise signée Noah Saner (52e). Le match, disputé sous forte chaleur, a ensuite baissé en intensité et gagné en suspense. Favori, Haute-Ajoie a cru au titre à la 89e minute, mais le but de Frank Quiquerez a été annulé pour hors-jeu.

Frank Quiquerez : « On venait pour gagner. On était crispés. »

A l'image de ce duel entre l'Ajoulot Félicien Oeuvray et le Vadais Ben Salem Zine, la finale fut serrée et offensive. (photo : Georges Henz) A l'image de ce duel entre l'Ajoulot Félicien Oeuvray et le Vadais Ben Salem Zine, la finale fut serrée et offensive. (photo : Georges Henz)

Un moment suspendu à la Croix-de-Pierre

Cette finale s’est ainsi jouée aux tirs au but via une séance qui a basculé dans l’irrationnel. Après les cinq tirs dévolus à chaque équipe, il y avait 3-3. On est ainsi passé à la mort subite et au final, tous les joueurs, gardiens compris, ont dû tirer, certains même à deux reprises. Au final, 21 pénaltys sur 26 ont été réussis. Le dénouement s’est joué lorsque Nathan Bürki (20 ans dans trois jours) a arrêté le tir de Rafik Nouiri avant que Pierre Tendon ne vienne transformer son deuxième pénalty pour offrir le titre à Courrendlin/Courroux. La Croix-de-Pierre n’est pas prête d’oublier ce moment suspendu offert par deux équipes joueuses et séduisantes. /clo

Nathan Bürki : « A trois jours de mes 20 ans, c’est un beau cadeau ! »


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