L’entraîneur jurassien était l’invité de notre émission consacrée à la Coupe du monde de football avant le choc des quarts de finale entre la Suisse et l’Argentine.
Les amateurs de ballon rond s’apprêtent à vivre une nuit historique de folie en Suisse. Notre équipe nationale affronte l’Argentine en quarts de finale de la Coupe du monde de football, dimanche, à 3h, heure suisse. Cette rencontre se jouera à Kansas City. Tombeuse de l’Algérie, puis de la Colombie, la formation de Murat Yakin a gagné le droit d’affronter le tenant du titre. Bien que portés par Lionel Messi, déjà auteur de huit buts dans ce Mondial, les Argentins vivent une phase à élimination directe compliquée. Ils ont dominé péniblement le Cap-Vert après avoir eu recours aux prolongations, puis l’Egypte après avoir été menés 2-0. Le coup est jouable pour la Suisse, selon Philippe Rossinelli : « C’est une équipe qu’il faut prendre vraiment au sérieux. Toutefois, c’est vrai qu’elle n’a pas montré une certaine sérénité dans ces matches. Au même titre que la Belgique, elle a dû faire appel à la chance pour se qualifier », souligne le Delémontain.
L’entraîneur jurassien ajoute que la défense d’Amérique du Sud n’a pas offert toutes les garanties lors de ses dernières sorties, elle qui est formée notamment des expérimentés Nicolas Tagliafico, Cristian Romero et Nahuel Molina. Il souligne toutefois que l’Argentine a pu gagner en confiance et qu’elle a pu cultiver son esprit de groupe en allant puiser dans ses réserves.
Philippe Rossinelli évoque les chances de la Suisse
Défensivement, la Suisse a dégagé des garanties lors de ses dernières sorties. Elle a blanchi contre l’Algérie et contre la Colombie, alors que son gardien Gregor Kobel a sorti le grand jeu lors de la séance de tirs au but en huitième de finale. La confiance est donc au beau fixe, alors que la charnière Akanji-Elvedi a rassuré. Si la Suisse s’en est sortie contre les « Cafeteros », elle doit s’attendre à un autre type de match contre les Argentins : « L’Argentine a un jeu beaucoup plus posé que la Colombie. Elle est aussi plus en difficulté défensivement. (…) Yakin va adapter le jeu pour qu’on joue plus vite vers l’avant. On est capables de le faire », prédit Philippe Rossinelli qui fait référence aux ailiers explosifs de notre équipe nationale et aux capacités de garder le ballon de Breel Embolo. L’instructeur jurassien y croit dur comme fer : la Suisse est capable de passer l’écueil pour retrouver l’Angleterre ou la Norvège dans le dernier carré... et surtout pour continuer à rêver. /mle








