Salaire minimum jurassien : une initiative de 2'140 signatures déposée

Une dizaine de personnes était réunie ce mercredi devant le Parlement jurassien pour déposer ...
Salaire minimum jurassien : une initiative de 2'140 signatures déposée

Une dizaine de personnes était réunie ce mercredi devant le Parlement jurassien pour déposer l’initiative populaire « Salaire minimum jurassien : pour vivre, pas pour survivre ». Le texte veut faire primer le salaire minimum cantonal sur les conventions collectives de travail si les tarifs fixés par les CCT sont inférieurs.

Le président de l’Union syndicale jurassienne, Dominique Hausser (au centre) a remis ce mercredi les 2'145 signatures recueillies pour l’initiative « Salaire minimum jurassien : pour vivre, pas pour survivre ». Le président de l’Union syndicale jurassienne, Dominique Hausser (au centre) a remis ce mercredi les 2'145 signatures recueillies pour l’initiative « Salaire minimum jurassien : pour vivre, pas pour survivre ».

L'initiative populaire « Salaire minimum jurassien : pour vivre, pas pour survivre » a été déposée mercredi à la chancellerie d'État à Delémont munie de 2’145 signatures validées alors que 2’000 sont nécessaires. Elle demande que le salaire minimum prime sur les salaires fixés par les conventions collectives de travail (CCT) si ceux-ci sont plus bas.

Cette initiative vise à renforcer la loi en vigueur depuis 2018 dans le canton du Jura. Le salaire minimum jurassien ne s'applique pas aux entreprises dont la branche est soumise à une CCT convenue entre les partenaires sociaux.

Le comité d'initiative, qui regroupe des syndicats, des partis de gauche et des organisations, demande que le salaire minimum s'applique si le salaire prévu par un contrat individuel, par une CCT ou un contrat-type de travail (CTT) lui est inférieur. L'initiative fixe le salaire brut à 23 francs par heure contre 21,40 francs actuellement.

Pour les initiants, la loi cantonale sur le salaire minimum a montré ses limites et nombre de travailleurs ne peuvent pas vivre dignement avec leur salaire. Ils estiment que le droit de vivre de son travail doit être rémunéré correctement et que ce n'est pas à l'aide sociale de compenser un salaire jugé indigne.

« L'initiative ne résoudra pas tous les problèmes de la pauvreté, mais elle agit sur un élément essentiel, à savoir de garantir un salaire minimum pour l'ensemble des travailleuses et travailleurs », estiment les porteurs du projet.

Au niveau national, le peuple devra décider dans les urnes si les CCT doivent primer sur les salaires minimaux cantonaux. Les organisations faîtières syndicales et la gauche ont déposé le 7 octobre plus de 100'000 signatures en faveur d'un référendum contre une réforme acceptée par le Parlement. /ATS


 

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