Cassis appelle à Genève les Etats à rejeter « la loi du plus fort »

La Suisse appelle les Etats à rejeter 'la loi du plus fort'. Pour sa première devant le Conseil ...
Cassis appelle à Genève les Etats à rejeter « la loi du plus fort »

Cassis appelle à Genève les Etats à rejeter

Photo: KEYSTONE/CHRISTIAN MERZ

La Suisse appelle les Etats à rejeter 'la loi du plus fort'. Pour sa première devant le Conseil des droits de l'homme, Ignazio Cassis a demandé lundi à Genève un renouvellement de l'engagement pris il y a 70 ans dans la Déclaration universelle qui garantit ces droits.

Ce texte 'a encore toute sa raison d'être', a affirmé le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) au début de la 37e session de l'enceinte onusienne. Il contribue à l'Etat de droit qui favorise la paix et un système d''échanges stables', deux facteurs importants pour la Suisse.

Sans cibler aucun pays, le conseiller fédéral a appelé à donner au Conseil des droits de l'homme le soutien dont il a besoin. De même qu'au Haut commissaire Zeid Raad al-Hussein qui figure au centre du système des droits de l'homme. Depuis l'arrivée du président américain Donald Trump, les Etats-Unis demandent une réforme du Conseil et notamment le retrait du débat permanent sur Israël à l'ordre du jour.

Dans plusieurs régions du monde, des violations systématiques sont observées, a fait remarquer le chef du DFAE. S'ajoutent à elles un regain de racisme, de xénophobie et d'autres discriminations.

M. Cassis a réitéré l'attachement de la Suisse au rôle des droits de l'homme pour prévenir les guerres. 'Les conflits coûtent cher', a-t-il affirmé. Et d'évaluer les économies possibles pour les Etats affectés et la communauté internationale de 5 à 70 milliards de dollars (4,6 à 65 milliards de francs) par an. M. Cassis a aussi appelé à lier droits de l'homme et Objectifs du développement durable (ODD).

Un débat de haut niveau est prévu mercredi au Conseil pour marquer les 70 ans de la Déclaration universelle des droits de l'homme en décembre prochain. M. Zeid et le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov sont notamment attendus à cette discussion.

/ATS
 

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