Les frappes aériennes sur le fief rebelle de Douma se poursuivent

Les frappes aériennes du régime n'ont pas cessé de la nuit sur la ville de Douma. Et elles ...
Les frappes aériennes sur le fief rebelle de Douma se poursuivent

Les frappes aériennes sur le fief rebelle de Douma se poursuivent

Photo: KEYSTONE/EPA/MOHAMMED BADRA

Les frappes aériennes du régime n'ont pas cessé de la nuit sur la ville de Douma. Et elles continuent samedi de s'abattre sur cet ultime fief rebelle aux portes de Damas, ont indiqué un secouriste et l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Le régime syrien a repris ses raids aériens vendredi contre cette dernière poche insurgée dans la Ghouta orientale, pour la première fois depuis dix jours, après l'échec de négociations avec un groupe rebelle dont Damas réclame le départ. Au moins 40 civils, dont huit enfants, ont été tués et 50 blessés vendredi, selon l'OSDH.

'Le bombardement ne s'est pas arrêté. Il y a trois avions et deux hélicoptères dans le ciel', a indiqué samedi matin Firas al-Doumi, un secouriste à Douma. L'OSDH a également indiqué que l'aviation bombardait Douma, alors que des tirs d'artillerie du régime visaient des champs proches.

En reprenant ses bombardements vendredi, l'armée a également lancé une opération terrestre autour de Douma. 'Le régime essaie de resserrer l'étau sur Douma depuis l'ouest, l'est et le sud', a indiqué le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Evacuations annulées

Le régime, appuyé de son allié russe, a lancé le 18 février une offensive dévastatrice sur la Ghouta orientale, avec l'objectif de reprendre aux rebelles les zones qu'ils contrôlaient. Après des semaines de bombardements intenses et des centaines de morts, deux groupes rebelles ont négocié leur évacuation vers des secteurs du nord du pays aux mains des insurgés, permettant au régime de reprendre 95% de l'enclave.

Des négociations ont également été engagées avec Jaich al-Islam, le dernier groupe rebelle dans la Ghouta, qui tient la ville de Douma. Environ 3000 combattants et civils ont à leur tour été évacués en direction du nord entre lundi et mercredi.

Mais la poursuite des évacuations prévues jeudi a été annulée. Mohamed Allouche, un des principaux responsables de Jaich al-Islam, en a fait porter la responsabilité aux alliés internationaux du régime. 'Les négociations allaient bien', a-t-il dit vendredi sur Twitter. Mais les luttes entre ces alliés du régime les ont fait capoter, a-t-il ajouté, sans donner plus de détails.

Plus de 350'000 personnes ont été tuées depuis 2011 dans le conflit en Syrie qui s'est complexifié au fil des années avec l'implication de pays étrangers et de groupes djihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé.

/ATS
 

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