Nouvel appel pour une enquête internationale sur les crimes au Yémen

Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU devrait ouvrir une enquête internationale indépendante ...
Nouvel appel pour une enquête internationale sur les crimes au Yémen

Nouvel appel pour une enquête internationale sur les crimes au Yémen

Photo: Keystone

Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU devrait ouvrir une enquête internationale indépendante sur les abus commis par toutes les parties au Yémen. Le pays connaît la pire crise humanitaire de la planète. Toutefois, le choléra recule.

Dans une lettre adressée aux pays membres du Conseil, Human Rights Watch (HRW) et 56 autres ONG demandent la création d'un organe indépendant. Celui-ci devrait se pencher sur les 'sérieuses violations' du droit humanitaire international au Yémen.

Les rebelles houthis ont été accusés de bombarder des quartiers résidentiels et d'enrôler des enfants-soldats. La coalition sous commandement saoudien a elle été régulièrement montrée du doigt pour des bavures contre des civils lors de raids aériens.

Pas d'enquête impartiale

'Le gouvernement yéménite et la coalition menée par l'Arabie saoudite qui le soutient ont échoué à enquêter de manière impartiale et transparente sur les abus présumés commis par leurs forces', a déclaré HRW dans un communiqué.

Selon John Fisher, directeur de HRW à Genève, les pays membres du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU devraient 'être à la hauteur de leur mandat' et 'mettre en place un organe' indépendant pour mettre fin à 'l'impunité qui a été l'aspect central de la guerre au Yémen'.

Choléra en recul

La guerre qui ravage le Yémen depuis trois ans a provoqué la pire crise humanitaire de la planète, selon l'ONU. Le conflit oppose des rebelles, soutenus par l'Iran, qui contrôlent la capitale Sanaa et le nord du Yémen, aux forces progouvernementales regroupées dans le sud et appuyées par une coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite.

Depuis l'intervention arabe au Yémen en mars 2015, le conflit a fait 8400 morts et 48'000 blessés, dont de nombreux civils, selon l'OMS. Plusieurs régions de ce pays pauvre sont au bord de la famine et un demi-million d'autres sont menacés par le choléra.

Toutefois, l'épidémie de choléra est en recul depuis deux mois, selon le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef). Le chiffre hebdomadaire de nouveaux cas suspects a baissé d'un tiers depuis la fin juin, a précisé l'Unicef dans un communiqué.

'Des efforts collectifs massifs' pour soigner les malades et améliorer l'accès à l'eau potable et les systèmes d'assainissement ont porté leurs fruits et contribué à 'ralentir la propagation de l'épidémie', a déclaré l'Unicef.

/ATS
 

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