Réunion internationale pour poursuivre la lutte contre l'EI

La Coalition internationale anti-Etat islamique (EI) s'est engagée mercredi à poursuivre la ...
Réunion internationale pour poursuivre la lutte contre l'EI

La coalition anti-EI se mobilise contre la menace en Afrique

Photo: KEYSTONE/EPA/Jalal Morchidi

La coalition internationale anti-Etat islamique (EI) s'est engagée mercredi à poursuivre la lutte contre la menace croissante de l'organisation djihadiste en Afrique et sa résurgence au Moyen-Orient et dans le reste du monde.

'Nous sommes rassemblés pour partager l'engagement d'assurer la défaite durable de l'EI en Irak et en Syrie, à travers le continent africain et dans le monde entier', a affirmé la numéro 3 de la diplomatie américaine Victoria Nuland en ouvrant la réunion qui a rassemblé une quarantaine de chefs de la diplomatie à Marrakech.

Selon le ministère marocain des affaires étrangères, les participants ont 'passé en revue les (...) efforts de stabilisation dans les zones précédemment affectées par Daech, dans le domaine de la communication stratégique contre la propagande de radicalisation de ce groupe terroriste et de ses affiliés, et la lutte contre les combattants terroristes étrangers'.

27 groupes terroristes en Afrique

Cette coalition, lancée en 2014, rassemble 84 Etats et organisations internationales, dont l'Otan et Interpol. C'est la première fois qu'elle tenait cette assemblée sur le sol africain, où l'EI semble vouloir s'étendre, notamment au Sahel et dans le Golfe de Guinée. Dix-neuf pays africains ont participé à la réunion, dont le Bénin pour la première fois.

'Aujourd'hui, 27 entités terroristes basées en Afrique sont inscrites sur la liste des sanctions du Conseil de sécurité' de l'ONU, a indiqué le chef de la diplomatie marocaine Nasser Bourita. L'an dernier, 1,4 million de personnes ont été déplacées en Afrique de l'Ouest et au Sahel en raison des conflits dans la région, a-t-il précisé.

Au Sahel, le nombre d''incidents terroristes' a augmenté de 43% entre 2018 et 2021, selon les chiffres du contre-terrorisme américain. Mercredi, cinq militaires égyptiens et sept djihadistes ont été tués lors d'une nouvelle attaque dans le Sinaï (est) en proie à une insurrection djihadiste, selon l'armée égyptienne.

Menace persistante

Les Etats-Unis ont indiqué vouloir dépenser près de 120 millions de dollars en nouvelle aide à l'Afrique subsaharienne afin 'd'entraver, arrêter, poursuivre et condamner des terroristes'.

'Nous restons lucides sur l'état de la menace de l'EI qui n'a pas diminué', a déclaré M. Bourita. Si l'EI a perdu son emprise en Irak et en Syrie, 'il demeure une menace, cherchant la moindre occasion de se reconstituer', a appuyé Mme Nuland.

En janvier, une centaine de combattants de Daech ont attaqué une prison tenue par les Kurdes dans le nord-est de la Syrie, son attaque la plus meurtrière depuis sa défaite il y a trois ans. 'C'était un signal d'alarme qui montre combien la situation actuelle est intenable dans le nord-est de la Syrie', a ajouté Mme Nuland.

L'EI a en outre juré de venger son précédent chef, Abou Ibrahim al-Hachimi al-Qourachi, tué lors d'une opération américaine en Syrie en février, et exhorté ses partisans à profiter de la guerre en Ukraine pour reprendre leurs attaques en Europe.

Washington s'efforce de lever cette année 700 millions de dollars (350 millions pour l'Irak, autant pour la Syrie) afin de financer des opérations de 'stabilisation' dans des zones libérées du contrôle de l'EI, et y favoriser l'investissement économique privé.

/ATS
 

Actualités suivantes

Articles les plus lus