Trente pays mobilisés à Paris contre les armes chimiques

Une trentaine de pays vont lancer une initiative mardi à Paris, en présence du secrétaire d'Etat ...
Trente pays mobilisés à Paris contre les armes chimiques

Trente pays mobilisés à Paris contre les armes chimiques

Photo: KEYSTONE/EPA/STRINGER

Une trentaine de pays vont lancer une initiative mardi à Paris, en présence du secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson, afin de poursuivre les responsables d'attaques chimiques en Syrie. Ils entendent ainsi riposter à un veto russe à l'ONU.

Les chefs de la diplomatie américaine Rex Tillerson et française Jean-Yves Le Drian devaient s'entretenir en fin de matinée, avant d'ouvrir à 14h00 la conférence contre l'impunité de l'utilisation d'armes chimiques.

'Il y aura des pays de la région, mais en très petit nombre, au niveau ministériel', a-t-on indiqué dans l'entourage de M. Le Drian, alors que le président français Emmanuel Macron plaide depuis des mois pour la création d'un groupe de contact sur la Syrie. Ce dernier devrait réunir les cinq membres du Conseil de sécurité de l'ONU (P5) et des pays de la région.

Concrètement, les représentants de 29 pays vont s'engager à partager des informations et à établir des listes de personnes impliquées dans l'utilisation d'armes chimiques, en Syrie, où la guerre a fait plus de 340'000 morts depuis 2011, mais aussi ailleurs dans le monde.

'On ne les lâchera pas'

Lancée par Paris, cette initiative intervient après un double veto russe au renouvellement du mandat d'experts internationaux sur l'emploi d'armes chimiques en Syrie. 'Aujourd'hui la situation est bloquée au niveau le plus élevé de la communauté internationale', le Conseil de sécurité de l'ONU, déplore-t-on dans l'entourage de Jean-Yves Le Drian. 'Il faut que les auteurs d'attaques chimiques sachent qu'ils peuvent être poursuivis et qu'on ne les lâchera pas!'

Au moins 130 attaques chimiques ont été perpétrées en Syrie entre 2012 et 2017, selon une évaluation française. Les enquêteurs de l'ONU et de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) ont conclu à la responsabilité du régime syrien dans quatre d'entre elles, dont l'une au sarin a tué au moins 80 personnes le 4 avril 2017 à Khan Cheikhoun.

La conférence de mardi à Paris ouvrira une nouvelle séquence diplomatique sur la crise syrienne, avant la reprise des pourparlers de l'ONU jeudi à Vienne et le Congrès de paix initié par la Russie le 30 janvier à Sotchi.

/ATS
 

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