Le prévenu, qui comparaissait mardi au Tribunal de première instance à Porrentruy, aurait peut-être dû ne pas se rendre à la police pour déposer plainte pour vol puisque les forces de l’ordre l’ont alors relié à une affaire de vol de composants horlogers dans une entreprise des Breuleux entre 2010 et 2012
Il a fait main basse sur des composants horlogers. Un ouvrier a été reconnu coupable de vol par métier mardi par le Tribunal de première instance à Porrentruy. Il a dérobé dans une entreprise des pièces de montres pour plus de 400'000 francs. Ces faits ont été commis entre fin 2010 et fin 2012 aux Breuleux. Une plainte a été déposée dès le premier constat. La quinzaine d’employés au sein de l’atelier ont été suspectés. Mais la police ne s’est pas concentrée sur le prévenu, qualifié de bon élément, qui a pu poursuivre ses larcins sans inquiétude.
Arrivé chez lui, il remontait alors les pièces pour pouvoir vendre ces montres de marque. L’argent gagné était investi dans la rénovation de sa maison et placé sur les comptes de ses enfants. L’avocat du prévenu a bien précisé qu’il n’avait pas changé de train de vie. Quelques mois après les vols, il a donné sa dédite.
Puis en 2018, dans une entreprise de La Chaux-de-Fonds, l’employé a recommencé ses délits. C’est à cette période que lui-même a déposé plainte auprès de la police française après s’être fait voler des composants de montres. La gendarmerie s’est alors souvenue de la procédure ouverte en 2012 et a relié cet homme à cette première affaire. Le prévenu devra s’acquitter des dommages et intérêts chiffrés à 104'000 francs. Maintenant que le volet suisse est clos, il devra se présenter jeudi devant la justice française pour vol, travail dissimulé et blanchiment d’argent. /ncp








