Le plan directeur régional passe le cap du SCFM

Réuni jeudi soir en assemblée générale, le Syndicat des communes des Franches-Montagnes a adopté ...
Le plan directeur régional passe le cap du SCFM

Réuni jeudi soir en assemblée générale, le Syndicat des communes des Franches-Montagnes a adopté le projet qui dessine l’avenir de Saignelégier, Les Breuleux, Le Noirmont et Les Bois

Le plan directeur régional accepté par le SCFM doit désormais être validé par le Département jurassien de l'environemment. Le plan directeur régional accepté par le SCFM doit désormais être validé par le Département jurassien de l'environemment.

Le Syndicat des communes des Franches-Montagnes (SCFM) approuve le plan directeur régional. Le PDR donne les grandes lignes du développement de Saignelégier, Les Breuleux, Le Noirmont et Les Bois. Il détermine les objectifs en matière d’urbanisation, de tourisme, de loisirs, de gestion des déchets, de mobilité ou encore de gestion de la nature et des paysages. Lors de son assemblée générales jeudi soir aux Breuleux, le SCFM a approuvé le projet à la quasi-unanimité.


La grogne de Lajoux

Les Enfers se sont abstenus et seule la commune de Lajoux a dit « non ». Son maire craint une division dans le district. « Ce plan directeur régional favorise les grandes communes des Franches-Montagnes en laissant les plus petites communes de côté », grogne François Brahier-Jeckelman au moment d’expliquer son vote.

Le maire des Breuleux Renaud Baume, soutenu par la maire des Bois Marianne Guillaume, a rétorqué que toutes les communes ont été conviées à intégrer le PDR lors de la mise en place du projet. A cette époque, François Brahier-Jeckelman n’était pas maire de Lajoux. Il reconnait que les atouts découlant du plan directeur régional « n’ont peut-être pas été saisis en temps voulu ». 


Un autre outil

Le PDR concerne des communes avec un fort potentiel de développement démographique et économique. Selon Renaud Baume, les localités qui n’en font pas partie ont toutefois un autre outil à disposition en cas de besoin. « Si une commune périphérique veut, au niveau de son PAL, son plan d’aménagement local, mettre de la zone mixte, je pense que c’est possible », indique le maire des Breuleux.

Pour Renaud Baume, le risque avec le plan directeur régional n’est pas la division des Franches-Montagnes, mais une diminution de la marge de manœuvre des communes. « Si un village a une opportunité de développement, le PDR le bloque un peu plus », regrette-t-il. Reste que le syndicat a adopté le PDR. Ce dernier doit encore être validé par le Département jurassien de l’environnement. Le projet pourra alors entrer en force d’ici la fin de l’année.


Une ristourne plus élevée

Durant son assemblée générale, le SCFM a approuvé d’augmenter de 20 francs la ristourne faite aux communes dans le cadre de la taxe aux sacs. Elle passe ainsi de 58,60 francs à 78,60 francs par tonne de déchets ramassés et incinérés par les localités. La ristourne doit permettre aux communes taignonnes d’absorber la taxe cantonale et ainsi éviter une hausse des prix des sacs.


Un passage à Payerne

Plusieurs maires francs-montagnards iront dans le canton de Vaud à l’occasion du Comptoir de Payerne. La manifestation se déroule en novembre. Les Franches-Montagnes y seront représentées par le Syndicat d’initiatives des Franches-Montagnes. En marque de soutien, Soubey, Les Bois, Muriaux, St-Brais et Le Bémont ont assuré se rendre à Payerne.


« Je ne savais pas que le CLFM vendait des ressorts »

En fin de séance, Samuel Oberli s’est dit surpris d’apprendre dans les médias le changement de nom du Centre de Loisirs des Franches-Montagnes. Le CLFM se nomme depuis mi-août « Jura Sport & Spa Resort ». Un anglicisme qui n’est pas du goût du maire des Enfers. « Je ne savais pas que le CFLM vendait des ressorts », a-t-il lâché. Une blague qui a permis au membre du Syndicat des communes des Franches-Montagnes de clore leur assemblée générale avec le sourire. /nmy


 

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