C’est l’une des sorties les plus attendues par les amateurs de jeux vidéo cette année. Depuis mercredi, Starfield est disponible sur les plateformes Xbox et PC. Le jeu « en monde ouvert » ouvert imaginé et créé par le studio américain Bethesda est sorti après 8 années de développement. Une aventure spatiale qui a monopolisé 500 personnes et un budget colossal de 200 millions de dollars, ce qui en fait l’un des jeux les plus chers de l’histoire mais aussi un pari risqué pour le studio puisqu’il s’agit de sa première nouvelle licence depuis 25 ans.
Un jeu de rôle aux proportions immenses
Le jeu imaginé Todd Howard et son équipe avait cette promesse folle, du moins sur le papier : permettre aux joueurs de visiter librement l’espace à bord d’un vaisseau et de poser le pied sur mille planètes différentes. Un jeu de rôle immense qui comporte plus de 250'000 lignes de dialogues et des milliers de personnages à rencontrer dans l'immensité de la galaxie. Un contenu gargantuesque qui symbolise bien ce que veut offrir le jeu vidéo aujourd’hui selon David Javet, cofondateur du GameLab à l’université de Lausanne : « Le jeu va de pair avec cet imaginaire de l’espace et d’exploration, cette envie d’immensité. Ce n’est pas surprenant que Bethesda lie cela à une idée d’expansion et de grandeur, que l’on retrouve beaucoup dans les discours autour du jeu vidéo. »
Mille planètes, oui mais....
Le terrain de jeu proposé est donc immense. Cependant, le studio n'a pas designé chacune des mille planètes à la main. Si certaines parties du jeu ont bien été imaginées et crées par les développeurs du jeu, d'autres sont générées aléatoirement. « C’est ce qu’on appelle de la génération procédurale, explique David Javet. C'est un procédé assez commun aujourd'hui dans le jeu vidéo. Les designers ont pensé différents blocs qu’un algorithme va ensuite assembler de manière aléatoire pour construire un terrain que le joueur pourra explorer. »
Des voyages dans l'espace tronqués pour le confort de jeu
L’un des principaux reproches émis par la critique, c’est le parti pris du studio au sujet des voyages dans l’espace. Ces derniers ont été délibérément raccourcis, pour le confort des joueurs, au grand regret de celles et ceux qui rêvaient de voyages vers l’infini. « Là où l'on devrait plutôt vivre le voyage, on a plutôt un jeu qui propose de naviguer très rapidement dans une galaxie gigantesque grâce à un système de téléportation. Ce qui fait que l’on ne ressent pas la distance et l’immensité de l’espace. » La superproduction américaine souffle le chaud et le froid chez les critiques, mais elle semble tout de même bien partie pour battre des records de vente. /tna








