Des échanges pour montrer l’utilité de l’allemand

Des élèves jurassiens et bâlois se sont retrouvés ce mardi à Delémont dans le cadre d’un programme ...
Des échanges pour montrer l’utilité de l’allemand

Des élèves jurassiens et bâlois se sont retrouvés ce mardi à Delémont dans le cadre d’un programme d’échange entre les deux cantons pour promouvoir l’apprentissage des langues.

Renato Angst et sa classe de Reinach sont venus passer une journée à Delémont. Renato Angst et sa classe de Reinach sont venus passer une journée à Delémont.

Les uns parlent suisse-allemand, les autres français, mais ils devaient collaborer dans les ruelles de Delémont. Des élèves jurassiens et bâlois se sont retrouvés ce mardi dans le cadre d’un programme d’échange entre les deux cantons. Au programme, un jeu de piste qui consistait en un rallye-photos avec le défi pour les élèves de se comprendre entre voisins bâlois et jurassiens. Une initiative pour favoriser l’apprentissage des langues « et faire prendre conscience que l’on n’apprend pas seulement l’allemand parce que l’école nous y oblige, mais se rendre compte à quoi cela peut nous servir dans la vie et qu’en faisant 15 minutes de train on arrive dans une ville où l’on ne nous comprend pas si on ne parle pas la langue », explique Shani Périnat, enseignante d’une classe de 8e année à Courrendlin.

Reportage

L’automne dernier, ce sont les Jurassiens qui sont allés à Reinach. Ce mardi, ce sont les petits Bâlois qui ont dû s’employer pour commander les pains au chocolat « auf französich » dans une boulangerie. « Je ne suis pas hyper doué en allemand, mais quand des correspondants viennent, c’est mieux que de faire des fiches, là on parle à des personnes et on peut leur parler en allemand », souligne Elon, l’un des élèves jurassiens. « C’est à côté de chez nous, mais c’est déjà une aventure. Ça aide pour continuer l’apprentissage du français une fois rentrés à Bâle, ce type d’échange est une motivation », relève l’enseignant bâlois Renato Angst qui prône aussi dans son canton « qu’apprendre le français est important ».

Shani Périnat : « Plus de demandes dans le canton de Bâle-Campagne que dans le Jura. »

Les enseignants bâlois s’affichent d’ailleurs comme les plus motivés par ces échanges. « Lors des rencontres pour enseignants afin de mettre en place ces échanges linguistiques, il y a plus de demandes venant des enseignants bâlois qui se retrouvent parfois esseulés parce qu’il n’y a pas assez d’enseignants motivés dans le Jura », confie Shani Périnat, ajoutant « qu’il faut déjà que les enseignants s’ouvrent à l’autre canton pour que les élèves puissent le faire ». /jpi


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