Le MJAH sort de ses murs et tisse des liens

Le projet original « Hors-cadre », imaginé par le Musée jurassien d’art et d’histoire de Delémont ...
Le MJAH sort de ses murs et tisse des liens

Le projet original « Hors-cadre », imaginé par le Musée jurassien d’art et d’histoire de Delémont, expose 20 objets dans les vitrines des commerçants notamment.

Les objets exposés sont toujours en lien avec le lieu, parfois de manière insolite ou inattendue. Les objets exposés sont toujours en lien avec le lieu, parfois de manière insolite ou inattendue.

C’est un projet innovant et unique lancé par le Musée jurassien d’art et d’histoire de Delémont (MJAH). Depuis le 12 février, « Hors-cadre » propose aux visiteurs de découvrir des objets installés dans la vitrine de 20 commerçants ou lieux publics de la capitale jurassienne, principalement en vieille ville. Le projet a mûri dans la tête des collaborateurs du musée depuis un certain temps et n’est pas un concept repris ou copié d’ailleurs. « C’est un projet novateur où le musée sort de ses murs et met en valeur des objets », explique la conservatrice et directrice du MJAH. Nathalie Fleury ajoute que pour le visiteur, l’objectif est d’observer, se questionner et être attentif à ce qui l’entoure. Le parcours peut s’effectuer aussi sous la forme d’un jeu de pistes.

Nathalie Fleury : « Le but était de créer le lien entre le lieu et l’objet qui a aussi une histoire. »

Les objets proviennent des commerçants, des collaborateurs du musée ou de particuliers. Chaque pièce est présentée sur un socle, avec un QR code qui permet d’en savoir plus sur son histoire. Les objets exposés sortent de leur cadre traditionnel, ce qui a parfois nécessité un traitement spécifique pour la conservation et l’exposition. La directrice du musée ne cache pas sa satisfaction et fierté avec ce projet. «  On est super content parce qu’on est allé beaucoup plus loin que l’idée première  », se réjouit Nathalie Fleury qui souligne encore que ce projet est durable, adaptable et qu’il fait sens. «  Hors-cadre  » s’inscrit en effet sur le long terme  : les objets pourront être observés pendant environ deux ans, avec la possibilité de les renouveler et d’en proposer des nouveaux.

« Trouver le bon objet n’était pas toujours tout simple. »

Outre le projet «  Hors-cadre  », le MJAH donne plus de place à l’espace consacré aux documents en lien avec la Bible de Moutier-Grandval. Cette dernière possède désormais une salle permanente qui lui est entièrement dédiée. «  Cela lui assure une certaine pérennité  », précise Nathalie Fleury. Des ateliers pédagogiques sont aussi proposés aux classes qui pourront découvrir la calligraphie et l’enluminure. /ech


 

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