Bertrand Maitre a su remettre le Manège des Franches-Montagnes à flot. Le Taignon de 64 ans a repris le centre équestre à Saignelégier il y a huit ans, suite au départ précipité des gérants de l’époque. Il a assuré la gestion du lieu avec le Conseil d’administration de MFM SA, la société qui exploite le site, avant d’en endosser l’entière responsabilité dès 2021. Il partira à la retraite le 30 juin et a transmis le flambeau à la Bernoise Angela Walther mercredi soir lors de l’assemblée générale. A l’approche de son départ, Bertrand Maitre ne ressent « aucune nostalgie parce que le but c’était de trouver quelqu’un qui reprenne ce manège ».
Bertrand Maitre : « C’est que du bonheur de pouvoir laisser un manège qui fonctionne. »
Celui qui a été durant de nombreuses années le tenancier du restaurant du Lion d’Or à Montfaucon est donc soulagé de voir débarquer « une force jeune » en la personne d’Angela Walther qui « est aussi passionnée par les chevaux ». La Bernoise est actuellement en charge d’une écurie dans son canton. L’écuyère professionnelle prendra ses fonctions à Saignelégier le 1er juillet et pourra compter sur son prédécesseur pour effectuer une transition en douceur. Si l’avenir du manège est assuré, celui du restaurant reste flou. MFM SA cherche à louer l’établissement accolé au centre équestre depuis bientôt une année.
Un manège qui tourne
« Quand je suis arrivé, il n’y avait plus rien. Même pas une école d’équitation et plus de pensionnaires », se souvient le Franc-Montagnard. Moins d’une décennie plus tard, Bertrand Maitre laisse derrière lui « un manège qui fonctionne ». L’école d’équitation se porte bien, le site compte une vingtaine de chevaux en pension, cinq étalons du Haras national stationnés de mars à juillet, sans oublier les quelque 150 juments saillies sur place. « Tout cela crée une émulation », se félicite-t-il. Bertrand Maitre et ses deux employés ont aussi amélioré le sol de l’infrastructure intérieure avec du sable de silice fibré et changé l’éclairage de la piste extérieure.
L’amoureux du cheval franches-montagnes, qui a œuvré avec passion, ne prenant que quatre jours de vacances sur ces dernières années, a particulièrement savouré les instants partagés avec les élèves de l’école d’équitation. « On commence par des initiations à la longe et, trois à quatre ans après, on les voit partir en concours, faire leur brevet et leur licence. Les accompagner, j’espère pouvoir le faire encore un moment. » /nmy









