« En boîte » : les briques végétales d’Etienne Heizmann

Dans son atelier situé au pied du plus haut sommet du Jura, l’entrepreneur en bâtiment a mis ...
« En boîte » : les briques végétales d’Etienne Heizmann

Dans son atelier situé au pied du plus haut sommet du Jura, l’entrepreneur en bâtiment a mis sur pied des briques construites à l’aide de végétaux, pelages d’animaux et minéraux. Une innovation qui intéresse la Haute école d’ingénierie de Genève.

Les briques végétales d'Etienne Heizmann sortent de son atelier sur les hauteurs d'Envelier. Les briques végétales d'Etienne Heizmann sortent de son atelier sur les hauteurs d'Envelier.

C’est une petite révolution entamée par un touche-à-tout dans le domaine du bâtiment : Etienne Heizmann, à la tête de son entreprise de construction, lance des briques végétales, fruit de plusieurs années de recherches. Dans son atelier au-dessus d’Envelier, il a entamé cette transition des matériaux classiques aux matériaux organiques et biodégradables. Orties, mousses végétales, laine de mouton ou encore restes de tuiles de toits sont quelques-uns des ingrédients qui composent ces briques. Déchèteries et entreprises de génie civil ont déjà fait part de leur intérêt pour fournir le Jurassien en résidus de construction. « Le bâtiment produit 30% de la pollution mondiale, donc si on peut diminuer tout ça en utilisant des matériaux qu’on peut réintroduire dans nos sols sans que ça fasse des dégâts mais que ça devienne même un engrais, c’est fabuleux », explique le Jurassien. Une démarche motivée par une philosophie de vie dont s’est saisie la Haute école d’ingénierie de Genève : « ils étaient dans la même dynamique de recherche, et maintenant, l’aspect administratif et de développement est entre leurs mains », se réjouit Etienne Heizmann. /mmi

Etienne Heizmann présente ses briques végétales : 


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