La start-up neuchâteloise, lancée en 2023, propose désormais ses services dans le Jura. Une application permet d’accompagner les particuliers dans toutes les démarches pour installer des panneaux photovoltaïques et optimiser leur usage.
Une nouvelle application pour promouvoir le solaire est disponible dans le Jura. Solarsplit a étendu son offre pour englober toute la Romandie. La start-up neuchâteloise, lancée en 2023, s’est d’abord développée dans son propre canton, puis dans le canton de Vaud, un an après dans le Valais et propose ses services depuis le printemps dans les cantons du Jura, Genève et Fribourg. Cette application mobile gratuite se divise en trois modules. La plateforme permet d’aider les privés dans les démarches à entreprendre pour installer des panneaux photovoltaïques en fonctions des spécificités cantonales, d’optimiser l’usage de l’installation et de créer ou d’investir dans une CEL, une communauté électrique locale. Ce processus doit aider au développement de cette énergie durable. Luca Zucchetto, directeur commercial de Solarsplit, estime que « pour faire la transition énergétique, il faut se sentir à l’aise ». Si le propriétaire ne comprend pas, n’arrive pas à comparer les offres ou se heurte à des démarches administratives complexes, il ne va rien faire, selon lui. Le Prévôtois d’origine indique que Solarsplit a aidé à équiper une vingtaine de toits. La Suisse alémanique sera le prochain marché de la start-up d’ici la fin de l’année. Mais la jeune société ne va pas s’arrêter là et vise l’Europe dès 2028 : « Il faut absolument qu’on soit dans tous les gros pays ».
Luca Zucchetto : « Quand monsieur et madame tout le monde ne sait pas quoi faire, il ne fait rien. »
Un financement par abonnement ou par commission
Solarsplit finance ses activités par plusieurs moyens, puisque le téléchargement de l’application est gratuit. Ce sont les installateurs de panneaux solaires qui versent une commission lorsque leur offre est acceptée par le client. « Pourquoi ? Parce qu’on lui fait gagner significativement du temps. Aujourd’hui, ce qui coûte cher, ce sont les visites sur place », relève Luca Zucchetto. Sur le second module, Solarsplit monitoring, le premier niveau de suivi est gratuit. Le second nécessite un abonnement mensuel. Enfin, sur le troisième axe, Solarsplit invest, une taxe sur chaque investissement est prélevée. Et dans le cadre d’une CEL, chaque habitant connecté va payer un abonnement. /ncp








