Le Jura convaincu par Polap

Le Gouvernement s’est montré favorable, lors de la consultation menée ce printemps, au raccordement ...
Le Jura convaincu par Polap

Le Gouvernement s’est montré favorable, lors de la consultation menée ce printemps, au raccordement des polices cantonales à la plateforme de recherche Polap, déjà utilisée aux niveaux national et européen.

Le ministre jurassien en charge de la police, Valentin Zuber est favorable au projet fédéral Polap. (Photo d'illustration: Georges Henz) Le ministre jurassien en charge de la police, Valentin Zuber est favorable au projet fédéral Polap. (Photo d'illustration: Georges Henz)

Le projet d’intégrer les données des polices cantonales à la plateforme de recherche Polap a les faveurs du Gouvernement jurassien. Il s’est penché ce printemps sur le dossier, dans le cadre d’une consultation lancée par le conseiller fédéral Beat Jans. Alors que les cantons travaillent parallèlement entre eux sur une collaboration qui irait dans le même sens, la Confédération propose de prendre les choses en main.

En clair, il s’agirait d’intégrer les données des polices cantonales au système Polap, déjà utilisé au niveau national et au niveau européen. Cette plateforme permet d’obtenir rapidement des informations sur un individu interpellé, même s’il s’agit d’un ressortissant étranger. Cependant les polices cantonales n’y sont actuellement pas raccordées. En cas de recherche d’information sur un criminel, elles doivent aujourd’hui adresser une demande individuelle aux autres cantons, ce qui prend du temps.

Ministre jurassien en charge de la police, Valentin Zuber se dit très favorable au projet fédéral : « [Actuellement] les systèmes sont mieux connectés avec les pays voisins qu’avec les cantons voisins. Je pense que c’est quand même assez anachronique et paradoxal ». Pour lui, une mise en commun des données permettrait de gagner en efficacité et faciliterait le travail des policiers sur le terrain.

Valentin Zuber  : «  La criminalité ne s’arrête pas aux frontières. 

La question sensible de la protection des données

Si le projet fédéral suit son cours sans accroc, il nécessitera toutefois une modification de la Constitution, et donc une votation populaire. « Sur le plan opérationnel, pour nous, ça paraît évident. Mais on vit dans une société où les données sont très protégées (…). Il y a une sensibilité aussi dans la population sur ce sujet », développe Valentin Zuber. Le ministre veut toutefois porter « un message plutôt rassurant : on ne parle pas des données du tout-venant, on parle vraiment des données de la criminalité, pour permettre aux policiers sur le terrain d’intervenir plus vite, plus efficacement, et dans le but de protéger la population. »

« Il y a une sensibilité de la population sur la protection des données »

Dans le cadre du projet fédéral, la consultation portait sur deux aspects : la création d’une base constitutionnelle et l’adaptation des droits d’accès aux systèmes de police. Si le projet passe la rampe, sa mise en œuvre interviendra au plus tôt en 2029. /lad


Actualités suivantes