Plus de patients, principalement des personnes âgées souffrant de déshydratation, se rendent aux urgences de l’H-JU. La situation reste sous contrôle, selon le médecin chef Errouane Baroudi.
La canicule se poursuit sur l’ensemble de la région et le mercure continue de grimper : il a fait 36,7 degrés ce vendredi à Delémont, selon MétéoSuisse. C’est un record pour un mois de juin dans le Jura! Au niveau suisse, les températures ont même atteint les 38,8 degrés à Bâle-Binningen. Tout le monde souffre de ces conditions extrêmes. L’Hôpital du Jura (H-JU) n’y échappe pas. Le médecin chef des urgences à l’H-JU constate une augmentation des admissions ces derniers jours. Errouane Baroudi explique que ce sont principalement des personnes vulnérables, souvent des personnes âgées, qui arrivent aux urgences. « Des sujets âgés qui vivent seuls sont aussi très concernés par ces motifs de consultation », ajoute-t-il. Les symptômes principaux sont des signes de déshydratation, comme des malaises, des étourdissements, une grande fatigue ou encore de la fièvre.
Errouane Baroudi : « On a remarqué un pic d’activités le soir quand il commence à faire frais, avec quelques délais d’attente raisonnables. »
Malgré une augmentation des consultations, la situation reste sous contrôle. « Pour le moment, on arrive à absorber ces patients sans aucun problème », rassure Errouane Baroudi qui rappelle les gestes simples à adopter en période de canicule : boire régulièrement, rester dans des endroits frais, éviter les efforts physiques et les sorties aux heures les plus chaudes de la journée, prendre des nouvelles des proches. Il tient encore à souligner que les urgences pédiatriques sont prises en charge directement à l’hôpital de Delémont.
Patients et personnel de l’H-JU souffrent des températures élevées
La situation reste compliquée pour les patients dans les chambres, ainsi que pour les soignants. Ces derniers remarquent que par rapport à la canicule de 2003, celle de cette année est plus longue. Pour faire face à cet épisode caniculaire, le porte-parole de l’H-JU explique que le personnel soignant effectue plus fréquemment des pauses plus courtes. « Des ventilateurs sont installés un peu partout et des bouteilles d’eau sont proposées en suffisance », indique Matthieu Berberat. Il ajoute encore que des températures faramineuses sont atteintes dans les locaux occupés par le personnel technique, comme à la cuisine et la blanchisserie. Là aussi, des pauses plus fréquentes sont effectuées et les horaires de travail sont adaptés, dans la mesure du possible. /ech







