La centrale hydroélectrique de la Goule est à l’arrêt

Le débit résiduel du Doubs est actuellement trop faible pour permettre à l’installation de ...
La centrale hydroélectrique de la Goule est à l’arrêt

Le débit résiduel du Doubs est actuellement trop faible pour permettre à l’installation de produire de l’énergie. Cette situation, provoquée par la sécheresse, ne devrait toutefois pas entraîner de pénurie d’électricité.

Depuis mi-juin, la centrale hydroélectrique est à l’arrêt en raison d’un débit résiduel trop faible. (Photo : Société des Forces électriques de La Goule) Depuis mi-juin, la centrale hydroélectrique est à l’arrêt en raison d’un débit résiduel trop faible. (Photo : Société des Forces électriques de La Goule)

La sécheresse joue des tours à la production d’énergie hydraulique dans la région. La centrale hydroélectrique de la Goule, située sur le Doubs, est à l’arrêt depuis mi-juin. Le directeur de la Société des Forces électriques de La Goule, Cédric Zbinden, confirme cette situation. Il explique, par ailleurs, que le printemps, déjà relativement sec, n’a pas aidé :

Cédric Zbinden : « Nous avons également observé une baisse relativement importante de la production depuis à peu près mi-avril. »

Normes plus strictes

Il faut dire qu’outre le manque de précipitations, un autre élément complique les activités de l’entreprise. Il s’agit des normes françaises, plus strictes que les normes suisses en matière de débit résiduel à maintenir dans la rivière. Cédric Zbinden explique pourquoi les règles françaises s’appliquent à la Société :

« Avec 0,3m3/s, l’usine ne tourne pas »

Pas de risque de pénurie

Cédric Zbinden ne s’attend pas à ce que la production puisse reprendre dans les prochaines semaines : « Probablement que l’arrêt de l’usine va encore perdurer au mois d’août, malgré peut-être quelques précipitations qui pourraient revenir ». D’autant que, comme il l’explique, les sols particulièrement secs risquent de capter dans un premier temps les pluies qui pourraient se produire. Le directeur de la Société des forces électriques de La Goule se veut toutefois rassurant vis-à-vis des clients.

« La situation en 2026 n’est pas du tout comparable avec celle, très critique, qu’on avait eue en 2022 »

Face au risque de pénurie, Cédric Zbinden explique en outre que les réseaux électriques sont interconnectés dans toute l’Europe, ce qui permet de compenser les éventuels manques auxquels certaines régions doivent faire face. /amo


 

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